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Dossier : Mobilisation des agriculteurs

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En Indre-et-Loire

Fumier et « contrôle » d'agriculteurs dans deux hypermarchés Leclerc


AFP le 03/02/2024 à 16:Feb
Traffic jam, tractors and cars.

(©Getty Images)

Quelques dizaines d'agriculteurs ont déversé samedi du fumier devant deux hypermarchés Leclerc d'Indre-et-Loire, à Chinon et Loches, où ils ont procédé à un « contrôle » des produits pour vérifier leur origine et leur étiquetage, a-t-on appris auprès de la FDSEA du département.

Encadrée par les forces de l’ordre, cette opération s’est déroulée dans le calme et « le fumier va être ramassé », a précisé à l’AFP Hélène Brebion, responsable de la FDSEA 37, qui appelait à cette mobilisation avec les Jeunes agriculteurs (JA).

« Cette action fait écho aux annonces du gouvernement qui propose de réaliser plus de contrôles pour l’application d’Égalim », loi censée empêcher que les producteurs ne fassent les frais de la guerre des prix féroces que se livrent les supermarchés d’une part, les distributeurs et fournisseurs de l’agro-industrie d’autre part.

La mobilisation des agriculteurs visait à « regarder les étiquettes des produits et apposer des stickers sur les produits dont l’origine n’est pas connue. Nous allons également vérifier les prix de vente et définir si les produits rémunèrent ou non le producteur », a expliqué la FDSEA 37 dans un communiqué.

10 000 contrôles promis par Bruno Le Maire

Un militant de ce syndicat agricole, Sébastien Prouteau, a ainsi publié samedi sur X (ex-Twitter) la photo de produits porteurs d’un gros autocollant « Importé – Produit de nulle part – Pas de traçabilité », avec le commentaire « Le logo drapeau français mais pas d’origine de la provenance de la viande ».

Dans le cadre de ses mesures annoncées cette semaine pour calmer la colère des agriculteurs, le gouvernement a promis un renforcement de la loi Égalim ainsi que des contrôles massifs auprès des industriels et des distributeurs.

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a notamment annoncé « 10 000 contrôles sur l’origine française des produits » avec des sanctions qui pourront « atteindre 10 % du chiffre d’affaires des industriels ou des distributeurs qui auraient fraudé ».

« Un produit agricole estampillé comme d’origine française par son étiquetage doit être réellement d’origine française », avait insisté le ministre.

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