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Dossier : Mobilisation des agriculteurs

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Dans un convoi en route vers Rungis

Déclaration de G. Attal : du « blabla » selon un leader de la CR


AFP le 30/01/2024 à 18:Jan
Traffic jam, tractors and cars.

(©Getty Images)

La déclaration de politique générale de Gabriel Attal n'est que du « blabla » et « ne répond absolument pas à nos attentes », a estimé mardi le président de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne, syndicat agricole qui a organisé un convoi de tracteurs en direction du marché de Rungis.

« Je n’en ai rien retenu, c’est le néant le plus complet, du blabla, notamment au niveau de l’agriculture : il n’a fait que répéter ce qu’il avait dit à Carbonne », près de Toulouse, vendredi, a déclaré Serge Bousquet-Cassagne, joint au téléphone par l’AFP.

« C’est pas comme ça qu’on va sortir de la crise », a lancé le président de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, pour qui le Premier ministre « ne répond absolument pas à nos attentes ».

« L’agriculture n’a pas eu de place du tout dans son discours. On est complètement déçus mais remotivés par le fait qu’on a été bernés par ce gouvernement d’enfumeurs », a-t-il ajouté.

Serge Bousquet-Cassagne a indiqué mardi après-midi qu’il était en train de rejoindre le convoi de tracteurs, parti du sud-ouest la veille et qui se trouvait entre Chateauroux (Indre) et Vierzon (Cher). « Avec moi arrivent environ 200 véhicules légers du Lot-et-Garonne pour renforcer les troupes et remplacer les chauffeurs », a-t-il dit.

Le convoi devait selon lui passer la nuit entre Vierzon et Orléans pour « discuter de ce qu’on fait demain mercredi ».

Les agriculteurs, qui ont contourné mardi à plusieurs reprises des barrages de forces de l’ordre, notamment sur l’autoroute A20, vont « tenter par tous les moyens de remonter vers Paris, et bien sûr vers Rungis », le marché de gros qui est le poumon alimentaire de toute l’Ile-de-France, assure Serge Bousquet-Cassagne.

Gabriel Attal a assuré mardi qu’il devait y « avoir une exception agricole française » et promis que le gouvernement serait « au rendez-vous, sans aucune ambiguïté » pour répondre à la crise agricole actuelle, dans sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.

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