Vers davantage de sous-produits animaux dans les engrais organiques ?
TNC le 17/04/2026 à 11:20
La Commission européenne a ouvert le 13 avril une consultation publique sur un projet d’acte qui élargirait la liste des sous-produits animaux autorisés dans la fabrication des engrais organiques.
Alors qu’aujourd’hui, le lisier est le seul composant issus de produits animaux autorisé dans la composition des engrais organiques, Bruxelles propose d’ouvrir la liste à d’autres produits dérivés.
Les déjections, la glycérine animale, les protéines animales transformées, les farines de viande et d’os, les produits sanguins, les sous-produits du cuir, les phosphates de calcium et tricalciques, ainsi que les cornes, les sabots et leurs sous-produits pourraient ainsi entrer dans la fabrication de ces engrais.
Une « valeur agronomique claire »
« Ces produits dérivés sont riches en nutriments, augmentent les niveaux de carbone organique dans les sols, améliorent la nutrition de la plante et la structure du sol ou développent son activité microbiale ou enzymatique », justifie la Commission. « Ils peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé des sols, la croissance, et la résilience au stress des plantes. Ils ont donc une valeur agronomique claire dans les produits fertilisants de l’UE et un potentiel important pour le marché intérieur », précise le texte.
Ce dernier liste également les conditions requises et les seuils maximum afin de garantir la sécurité des engrais obtenus avec ces nouveaux composants.
Le projet d’acte est consultable sur le site de la Commission européenne, et les contributions sont possibles jusqu’au 11 mai 2026.