Face aux pucerons, la CGB demande à « changer la loi française »
TNC le 16/04/2026 à 10:40
Avec l'arrivée précoce des pucerons verts, vecteurs de la jaunisse virale, la CGB appelle « une nouvelle fois les pouvoirs publics à légiférer pour redonner aux agriculteurs français des moyens de lutte efficaces et approuvés par toutes les autorités sanitaires ».
« La précocité et l’ampleur des invasions de pucerons verts nous inquiètent beaucoup. Depuis 2023 nous redoutons ce scénario à chaque nouvelle campagne », déclare Franck Sander, président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB).
« Une majorité de régions betteravières sont déjà concernées », précise le syndicat, qui « redoute un risque majeur sur la production, sur l’équilibre économique des exploitations et de la filière, déjà très fragilisée par la crise sévère de 2020. Cette invasion de pucerons survient dans un contexte d’explosion des charges, conséquence du conflit au Moyen Orient ».
« Redonner aux agriculteurs français tous les moyens de lutte approuvés »
« Les semis sont à peine terminés que les planteurs se voient contraints de traiter ces betteraves au stade deux feuilles. Si la pression persiste, ils seront obligés de recommencer dans 10 jours. » Pour la CGB, « c’est une aberration : il existe une solution technique qui permettrait de lutter efficacement contre cette invasion précoce de pucerons : l’utilisation de flupyradifurone en enrobage des semences. Cette solution, comme l’acétamipride (en aspersion), est accessible à tous les betteraviers européens mais les betteraviers français en sont privés ».
« Alors que l’absence d’alternatives efficaces et l’impasse technique en cas de forte invasion sont avérées, la CGB réitère sa demande de changer la loi française pour redonner aux agriculteurs français tous les moyens de lutte approuvés par les autorités sanitaires européennes et nationales et utilisées par tous leurs voisins européens. » « Sans moyen de lutte efficace, c’est toute la filière sucrière française qui est en péril, ajoute Franck Sander. Il est urgent que les pouvoirs publics mesurent la menace qui plane sur nos cultures et que la loi soit changée pour nous permettre enfin de mieux protéger nos cultures et garantir notre souveraineté. »