Orienter la Pac pour assurer un avenir à l’élevage de ruminants
TNC le 17/06/2026 à 11:24
Alors que le rapport de la Commission agriculture de l’UE au sujet de la future Pac est attendu fin juin, les éleveurs de la FNB, la FNEC, la FNO et la FNPL listent les mesures nécessaires pour soutenir et rémunérer l’élevage de ruminants, pilier d’un grand nombre de territoires ruraux.
« Il ne peut pas y a voir d’avenir pour l’élevage de ruminants sans une Pac résolument forte, volontariste, ambitieuse et européenne », clament les syndicats d’éleveurs qui entendent défendre leurs positions dans les discussions actuelles autour de la prochaine programmation.
La FNB, la FNEC, la FNO et la FNPL demandent avant tout un budget plus important que prévu actuellement, afin de prendre en compte l’inflation. Quant aux propositions proprement dites, il s’agit de renforcer les aides aux éleveurs, à travers plusieurs mesures.
Aides couplées et paiement distributif
Pour enrayer la décapitalisation des troupeaux qui s’observe depuis 2010, les syndicats demandent notamment le renforcement des aides couplées à l’élevage de ruminants, rappelant que l’on compte, depuis 15 ans, 1 million de vaches, 1 million de brebis et 150 000 chèvres en moins sur le territoire français.
En parallèle, les organisations soutiennent l’idée d’une Pac qui favorise davantage les actifs exploitants et donc le mécanisme de plafonnement et de dégressivité de l’aide surfacique de base. Le paiement redistributif « doit pouvoir être maintenu », ajoutent-elles.
Enfin, il ne faut pas oublier le rôle environnemental et social de l’élevage de ruminant, qui « valorise largement des surfaces herbagères et fourragères, y compris les terres peu productives », soulignent les syndicats. Pourtant, ce modèle d’élevage durable qui stocke du carbone, préserve la qualité de l’eau et maintient les prairies, reste insuffisamment rémunéré dans la Pac, poursuivent-ils, proposant de renforcer les aides à vocation environnementale.
Il s’agit, à travers ces mesures, de « créer les conditions d’un véritable renouvellement des générations », insistent les syndicats, alors que de nombreux éleveurs prendront leur retraite dans les prochaines années.