Lutte contre les pucerons : la CGB demande de nouvelles dérogations
TNC le 05/05/2026 à 11:49
« Il y a urgence pour sauver la récolte 2026 », lance la Confédération générale des planteurs de betteraves dans un communiqué du 30 avril. « Les planteurs vont rapidement se retrouver totalement démunis pour lutter contre les pucerons, vecteurs des virus de la jaunisse. »
La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) appelle le ministère de l’agriculture à « accorder en urgence des dérogations complémentaires pour permettre de protéger les betteraves au cours des semaines à venir ». Elle déplore « une invasion de pucerons à la fois précoce et quasi-généralisée dans les régions de production. »
« Certains planteurs ont déjà appliqué quatre passages d’insecticides sur leurs betteraves à ce jour, c’est-à-dire la totalité des traitements autorisés pour cette culture en 2026. Pourtant, les plantes restent vulnérables jusqu’à ce qu’elles couvrent le sol, c’est-à-dire au mois de juin ».
La CGB estime que « trois traitements supplémentaires » pourraient encore être nécessaires. « Le spectre de 2020 – année noire où les rendements avaient chuté de 30 % en moyenne et jusqu’à 70 % localement – hante à nouveau la filière. »
« Distorsion de concurrence »
Le syndicat rappelle « qu’en 2026, tous les betteraviers européens ont eu accès à des semences enrobées avec de la flupyradifurone, sauf les betteraviers français en raison d’une loi franco-française. Cette substance protège efficacement les betteraves pendant environ 40 jours après semis ».
« Traiter des plantes plus petites qu’une pièce de 2 euros est une aberration économique et environnementale, note Franck Sander, président de la CGB. Aujourd’hui, certains betteraviers n’ont plus aucune solution pour lutter contre les pucerons. Pour nous, cette situation de distorsion de concurrence est incompréhensible et insupportable. »
« La CGB appelle donc solennellement le gouvernement et les parlementaires à faire preuve de courage et de pragmatisme et à changer la loi française pour réautoriser, de façon ciblée, l’usage de flupyradifurone et d’acétamipride. Les débats prévus en mai à l’Assemblée nationale puis en juin au Sénat sur le projet de loi d’urgence agricole arrivent à point nommé pour le faire. »
Pucerons dans les betteraves : pas besoin de chercher longtemps pour malheureusement les trouver 😓
Risque de jaunisse virale préoccupant, pendant que les pays voisins ont un panels de solutions qu'on refuse aux agriculteurs français ! pic.twitter.com/nhLHLQLAuj— Lievens Gilles 🌻💙💛 (@GillesLievens) May 2, 2026