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Les prix du blé stables, rapport FranceAgriMer plutôt haussier


AFP le 09/10/2019 à 16:05

Les prix du blé étaient stables, mercredi en début d'après-midi, soutenus par un rapport FranceAgriMer qui a revu à la hausse les prévisions d'exportation de blé français vers les pays tiers (hors Union européenne).

L’organisme public a révisé les exportations vers les pays tiers de 700 000 tonnes, à 11,7 millions de tonnes (Mt), faisant passer du même coup sa prévision globale d’exportations à 20,4 Mt. De quoi donner un peu d’air au marché, compte tenu de la récolte très abondante à écouler cette année.

Le ministère de l’agriculture a en effet revu à la hausse de 300 000 tonnes la production de blé tendre, à 39,7 Mt. Une hausse de production qui serait donc absorbée par les exportations et permettrait aux stocks de fin de campagne d’être revus à la baisse à 2,9 Mt (- 300 000 tonnes).

Plusieurs facteurs ont été mis en avant par FranceAgriMer, lors d’un point presse organisé après la tenue de son conseil spécialisé céréales. D’abord, l’appétit de pays comme le Maroc, dont les faibles récoltes ont notamment poussé les autorités à réduire leurs droits de douanes à l’importation de 135 à 35 %.

Ensuite, une certaine « timidité » d’un des plus sérieux concurrents de la France en ce début de campagne, la Russie. Dans ce pays, « l’offre à l’export rétrécirait du fait d’une rétention des producteurs, qui attendent une remontée des cours », soulignait ainsi Marion Duval, adjointe au chef de l’unité grains et sucre de FranceAgriMer. Ils sont pénalisés notamment par un raffermissement du rouble face au dollar, qui rend leur production moins compétitive.

Concernant le principal marché du blé français à l’export hors Union européenne, l’Algérie, après avoir connu un certain émoi du fait de l’absence d’appel d’offres pour livraison en octobre, les exportateurs français se sont montrés « plutôt sereins » lors du conseil, selon Marion Duval.

Il s’attendent à un « rattrapage » lors de la campagne, durant laquelle ils escomptent exporter 5 Mt de blé, soit un niveau quasi-identique à la campagne précédente (5,1 Mt), selon Mme Duval.

Concernant le maïs français, FranceAgriMer estime désormais à 58 % la part d’épis dont les conditions de culture sont « bonnes à très bonnes », mais avec une très forte hétérogénéité, ce chiffre étant en deçà de 40 % sur une ligne allant des Pays-de-la-Loire à la Bourgogne-Franche-Comté mais autour de 82 % en région Aquitaine.

Peu avant 15 h (13 h GMT) sur Euronext, la tonne de blé tendre regagnait 25 centimes d’euro sur l’échéance de décembre à 178,25 euros et était inchangée sur l’échéance de mars à 181,75 euros, pour un peu plus de 22 000 lots échangés. La tonne de maïs, elle, était inchangée sur l’échéance de novembre à 165 euros et reculait de 50 centimes sur l’échéance de janvier à 170,25 euros, pour un peu moins de 1 000 lots échangés.

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