Les prix alimentaires mondiaux stables sur un mois, mais les céréales en hausse


AFP le 05/06/2026 à 14:03
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En 2026, les récoltes de céréales pourraient moins importantes que prévu dans les grands pays exportateurs. (© TNC)

Les prix des denrées alimentaires sont restés globalement stables en mai sur un mois, masquant cependant une hausse des cours des céréales, a indiqué vendredi l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

L’indice FAO des prix alimentaires, qui suit l’évolution des prix d’un ensemble de denrées, a reculé en mai de 0,2 % sur un mois. Mais il a augmenté de 2,9 % sur un an, sous l’effet notamment des perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient, en particulier la hausse du coût de l’énergie. Cette relative stabilité mensuelle masque une baisse des huiles végétales et une hausse des prix du sucre et des céréales.

« Alors que les marchés mondiaux de matières premières agricoles sont restés globalement résilients, la hausse des prix des céréales révèle une vulnérabilité aux risques météorologiques et aux perturbations des marchés de l’énergie » et des matières premières, souligne dans le communiqué Boubaker Ben-Belhassen, directeur de la division Marchés et commerce de la FAO.

« L’incertitude qui se prolonge autour des grandes routes commerciales, dont le détroit d’Ormuz, pourrait entraîner un moindre recours aux engrais et une pression supplémentaire sur les prix alimentaires, ce qui met en évidence le besoin d’une action internationale coordonnée », ajoute-il.

L’indice FAO des prix des céréales a ainsi crû en mai de 2,6 % par rapport à avril (et de près de 5 % sur un an), dans un contexte de prix accrus des engrais et de l’énergie et d’impacts météorologiques.

Hausse des prix du blé de + 7,8 % sur un an

Les prix du blé ont ainsi augmenté de 3,4 % sur un mois (+ 7,8 % en un an), soutenus par la perspective de récoltes moins importantes que prévu dans les grands pays exportateurs – dont les États-Unis – où le blé d’hiver a connu des conditions « parmi les moins favorables depuis des décennies ».

Selon de nouvelles projections de la FAO sorties vendredi, la production mondiale de céréales sur la saison 2026-27 devrait décliner de 2 % sur un an, à quelque 2 982 millions de tonnes, en raison d’une baisse des récoltes de blé. 2025-26 avait été une année record, permettant la constitution de stocks importants.

Pour ce qui est du maïs, son prix en mai a crû de 1,9 %, tiré par une moins disponibilité au Brésil et aux États-Unis et la demande d’éthanol. Par contraste, les huiles végétales ont vu leur prix reculer de 4,6 % en mai, pour la première fois en 2026. L’huile de palme en particulier subit des incertitudes quant à la demande et la situation des marchés du pétrole.

L’indice du sucre a lui augmenté de 7,5 %, tiré par une demande accrue de canne brésilienne attendue pour les biocarburants et les craintes qu’El Niño affecte les productions indienne et thaïlandaise dans l’année.