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Les céréales en baisse à la suite de Chicago


AFP le 01/07/2019 à 15:44

Les prix des céréales étaient en recul, lundi à la mi-journée, une tendance qui suivait celle de la Bourse de Chicago, notamment en raison d'un rapport sur les semis de maïs, avec des chiffres au-dessus des attentes.

Les estimations de surfaces de maïs américaines « se sont affichées bien au-dessus des attentes des opérateurs, à 91,7 millions d’acres (36,8 millions d’hectares) contre 86,7 attendu » (34,8 millions d’hectares), soulignait le cabinet Agritel. Les opérateurs ont mis immédiatement en doute la fiabilité de ce rapport, résultat d’un sondage réalisé du 30 mai au 17 juin, « époque à laquelle les fermiers américains espéraient probablement encore être en mesure de semer du maïs, ce qui pourrait expliquer ces chiffres », qui pourraient être révisés de manière significative dans les semaines à venir, estimait Agritel.

Peu avant 13h00 (11h00 GMT) sur Euronext, la tonne de maïs reculait de 25 centimes d’euro sur l’échéance rapprochée d’août à 177,25 euros et d’un euro sur l’échéance de novembre à 176 euros, pour un peu plus de 200 lots échangés. La tonne de blé reculait d’un euro, tant sur l’échéance de septembre à 179,25 euros, que sur celle de décembre à 184,25 euros, pour environ 11 000 lots échangés.

S’il est encore « beaucoup trop tôt pour avoir des éléments de prévisions ou d’annonces sur le niveau des rendements » du blé, Jean-Charles Deswarte, ingénieur Arvalis interrogé par l’AFP, écarte déjà tout scénario comparable à 2016, année catastrophique en France en raison de la pluie et du manque de luminosité. La zone Auvergne, déjà « fortement touchée par le stress hydrique, pendant le printemps», sera particulièrement surveillée, après l’épisode caniculaire qui vient de s’achever, mais globalement les bassins de production au sud de la Loire semblent tirés d’affaire, selon Jean-Charles Deswarte. « Quand vous êtes dans le nord, vous êtes sur des plantes qui sont plus jeunes, où la constitution des grains n’est pas finie et donc, l’impact potentiel peut être plus significatif » sur les rendements, d’après l’expert. Selon lui, une idée plus précise de la qualité de la récolte devrait se faire jour à la mi-juillet, avec la publication des premières mesures dans les champs. En termes de qualité, « on peut espérer des teneurs en protéines satisfaisantes », notait Jean-Charles Deswarte. Dans le nord, « ce que l’on ne voudrait pas maintenant, ce serait avoir une semaine de temps humide et frais vers la mi-juillet, auquel cas on pourrait se retrouver avec certains critères qualité qui pourraient être pénalisés. Mais pour le moment il n’y a pas d’inquiétude, il faut juste continuer à surveiller », concluait M. Deswarte.