Abeilles

Le « plan pollinisateurs » présenté dans « les semaines qui viennent »


AFP le 10/11/2021 à 16:58
(©Pixabay)

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Le gouvernement va présenter « dans les semaines qui viennent » son « plan pollinisateurs » qui vise à stopper le déclin de ces insectes tout en « respectant le travail des agriculteurs », a annoncé mercredi la secrétaire d'Etat à la biodiversité.

Ce plan avait été promis par le gouvernement après avoir annoncé en août 2020 la réintroduction temporaire, pour la culture de la betterave, des insecticides néonicotinoïdes, nocifs pour les abeilles. Il a été mis en consultation fin juin, alors que l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs menace des productions agricoles. En France, 70 % des cultures dépendent de la pollinisation.

« Nous aurons le plaisir de vous présenter le plan et l’arrêté du même nom (arrêté « abeilles », ndlr) dans les semaines qui viennent », a déclaré Bérangère Abba devant le Sénat, lors des questions au gouvernement. Ce plan « doit englober les résultats des concertations qui ont été très larges, comprendre l’origine du déclin des pollinisateurs, encourager les bonnes pratiques », a détaillé la secrétaire d’Etat, interpellée par un sénateur RDSE (majorité radicale) sur le déclin de la production de miel.

La révision de l’arrêté « abeilles » datant de 2003 « se précise sur les modalités d’épandage en période de floraison », quand les abeilles butinent et sont « particulièrement exposées », selon Mme Abba.

Le plan sera régi par deux « grands principes » : « évaluer les risques et protéger », en limitant « au maximum les traitements » nocifs aux abeilles, « tout en respectant le travail des agriculteurs » qui ne seront pas laissés « sans solution », assure-t-elle.

Les apiculteurs ont récemment fait part de leurs inquiétudes quant au futur texte, le jugeant insuffisant pour enrayer l’effondrement de ces populations d’insectes. Selon l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), il ne limiterait pas assez les plages horaires spécifiques durant lesquelles les agriculteurs seraient autorisés faire des traitements.