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Le blé progresse, regards tournés vers les conditions météo aux États-Unis


AFP le 20/05/2019 à 14:08

Les prix du blé étaient en progression lundi à la mi-journée, conséquence des inquiétudes pour les cultures aux États-Unis, toujours touchées par de fortes précipitations.

« Les prix progressent compte tenu des conditions très humides et des risques que cela fait peser sur les semis de blé et de maïs », notait Sébastien Poncelet, analyste au cabinet Agritel. De nouvelles précipitations sont attendues toute la semaine sur la Corn Belt, cet espace agricole qui couvre plusieurs Etats du Midwest, principale région de production du maïs aux États-Unis. Autre facteur de soutien pour le blé français, la hausse du dollar, ces derniers jours, par rapport à l’euro, en raison de tensions géopolitiques, qui favorisait la compétitivité des blés français. Du côté de la mer Noire, certains médias russes, en écho au dernier rapport mensuel du ministère américain de l’agriculture (USDA) soulignaient la compétition féroce entre la Russie et l’Ukraine dans l’exportation de céréales. Les deux pays sont « au coude à coude », notait le média économique Intellinews, et l’Ukraine, avec 44,4 millions de tonnes « a déjà exporté plus de céréales cette année que la Russie n’en a exporté l’an dernier ». « La Russie tire maintenant plus de revenus de ses exportations de céréales que de la vente d’armes », affirmait Intellinews, pour souligner la montée en puissance de l’agriculture du pays.

Vers 12h30 (10h30 GMT) sur Euronext, la tonne de blé meunier progressait de 1,25 euro sur l’échéance de septembre à 175 euros et de 1,25 euro également sur l’échéance de décembre à 178,75 euros, pour un peu plus de 6 300 lots échangés. La tonne de maïs, concernée au premier chef par ces intempéries, évoluait dans le même sens, progressant de 1,25 euro sur l’échéance de juin à 163,25 euros et de 1,50 euro sur l’échéance de d’août à 168,25 euros, pour un peu plus de 400 lots échangés.