« L’entraide pour gagner en productivité et qualité de vie »
TNC le 22/04/2026 à 08:04
Christophe et Mickaël, éleveurs allaitants dans le même village, pratiquent l’entraide. En vidéo, ils partagent leur fonctionnement et les avantages qu’ils en retirent. « C’est notre prévention à nous ! », juge notamment Christophe.
Christophe avait besoin de main-d’œuvre, Mickaël de matériel. Tous deux sont éleveurs de vaches allaitantes dans le même village, Les Paroches dans la Meuse. Alors ils ont décidé de travailler ensemble.
Mickaël paille la stabulation de Christophe et retourne sur son exploitation pailler la sienne. Pendant ce temps-là, Christophe prépare la ration de ses vaches, qu’il distribue, et le bol d’aliment pour celles de Christophe. Ce dernier n’a plus qu’à venir le chercher pour le donner à ses animaux.
« S’épauler en restant autonomes »
L’avantage : les deux producteurs restent « autonomes ». « On peut démarrer chacun chez soi le matin, sans dépendre de l’autre, c’est essentiel », pointe Christophe dans la vidéo ci-dessus, publiée sur la chaîne Youtube de la chambre d’agriculture de la Meuse. Il met en avant « la sécurité » qu’offre l’entraide entre éleveurs.
« Ne pas être tout seul sur sa ferme » permet en effet de s’épauler en cas de coup dur, accident ou maladie par exemple. « C’est notre prévention à nous ! », lance-t-il. D’autant que « nous connaissons par cœur le système de l’autre ». Cela rassure plutôt que de faire appel à quelqu’un qu’on n’a jamais vu, ou qu’il n’y ait personne pour s’occuper des bêtes et de l’exploitation pendant une période plus ou moins longue.
Mais « on reste chacun chez soi, répète Christophe. Nous gardons le pouvoir décisionnel sur notre structure. » Prendre ses propres décisions est d’ailleurs ce qui plaît le plus à Mickaël dans le métier d’éleveur.
Christophe insiste également sur « les gains de productivité » apportés par l’entraide. Mickaël sur les bénéfices vis-à-vis de la vie de famille. « Aujourd’hui, on a une vraie qualité de vie au travail », souligne Christophe, « fier d’avoir trouvé le moyen de valoriser au mieux la ferme qui lui a été transmise ».