Le congé supplémentaire de naissance entre en vigueur au 1er juillet 2026
TNC le 29/05/2026 à 12:30
Pourront le solliciter à compter de cette date tous les parents, salariés et non-salariés agricoles, ayant eu ou adopté un enfant à partir du 1er janvier 2026, ou né avant mais dont la naissance devait avoir lieu à cette période.
Le nouveau congé de naissance, annoncé dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, sera mis en œuvre à partir du 1er juillet 2026. Il est rétroactif pour les parents d’enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier ou dont la naissance a eu lieu fin 2025 mais était prévue début 2026.
Les salariés agricoles pourront en faire la demande dès le 1er juin (ou un mois avant que le congé ne commence pour les naissances ou adoptions au-delà du 1er juillet ou 15 jours s’il suit le congé de paternité ou d’adoption) auprès de leur employeur, qui la fera suivre à la caisse MSA dont ils dépendent ; les non-salariés agricoles (exploitant(e), collaborateur (trice), aide familial(e)…) auprès de leur caisse MSA entre le 1er et le 11 juin (ou au moins 20 jours avant de débuter le congé pour les naissances ou adoptions postérieures au 1er juillet).
Ce nouveau congé d’un mois ou de deux mois consécutifs ou non s’ajoute aux congés de naissance (maternité et paternité) ou d’adoption existants, et doit être pris ensuite (sauf pour les non-salariés agricoles qui ne sont pas obligés d’avoir épuisé leurs droits) mais pas forcément immédiatement, dans un délai de neuf mois toutefois après la naissance de l’enfant ou son arrivée dans le foyer lorsque celles-ci ont lieu après le 1er juillet ou à partir de cette date si elles sont survenues entre le 1er janvier et le 1er juillet, donc jusqu’au 31 mars 2027.
Chaque parent peut en bénéficier en même temps ou de façon alternée. Le/la conjoint(e) de la mère, ou la personne liée à elle par un Pacs ou vivant avec elle en concubinage peuvent aussi y prétendre. Le congé est indemnisé : les salariés agricoles perçoivent des indemnités journalières et les non-salariés une allocation supplémentaire de remplacement s’ils se font remplacer ou une indemnité journalière forfaitaire s’ils arrêtent leur activité pendant le congé sans remplacement.