Témoignage

T. Maubuisson (41) : « Ne pas se focaliser sur une région pour s’installer »


TNC le 22/11/2022 à 14:19
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Originaire de Normandie, Thomas Maubuisson n'a pas hésité à partir dans le Centre pour s'installer en élevage laitier. Il raconte son parcours et conseille aux jeunes de « ne pas avoir peur de quitter leur région ».

Thomas Maubuisson s’est récemment installé dans le Loir-et-Cher. Originaire de Normandie, avec un BTS PA en poche, il a d’abord travaillé huit ans en tant que conseiller en élevage, notamment dans le Centre où il a eu l’occasion de rencontrer un grand nombre d’éleveurs et de visiter beaucoup de fermes. « J’ai en fait repris l’exploitation d’anciens clients », explique-t-il.

Il est aujourd’hui à la tête d’une ferme de 145 ha (50 ha de blé/orge, 50 ha de maïs et 45 ha de prairies) avec 120 vaches laitières et 1,15 million de litres à produire pour Bel. « J’ai repris derrière trois associés, deux frères et un tiers. Je suis tout seul, avec un salarié et les cédants qui me donnent un coup de main quand c’est nécessaire », apprécie le jeune homme. Il délègue tout de même la partie culture de vente.

S’entourer pour s’installer

Thomas a su s’arranger avec les anciens associés du Gaec : « Ils sont passés au statut associés non exploitants pour faciliter mon installation. Avec la reprise et la construction du bâtiment, c’était compliqué au niveau des apports. » Car en effet, il a lancé la construction d’un nouveau bâtiment pour les vaches laitières. « La ferme était sur deux sites et je perdais celui des vaches », il fallait donc rebâtir. « Ils m’ont aidé pour les apports au niveau des banques, je leur rembourserai les parts plus tard. » Et Thomas apprécie : « Tout le monde ne fait pas cet effort, je les en remercie. »

Travaillant dans la région avant de s’installer, Thomas connaît ses voisins. « On a une désileuse automotrice en Cuma, une méthanisation collective. On est un groupe soudé et on partage pas mal de matériels en Cuma (ce qui, au passage a limité les investissements à l’installation). Il y a aussi le service de remplacement grâce auquel on peut avoir jusqu’à trois salariés si nécessaire. » 

Lui qui s’est installé loin de sa région natale, il ne regrette pas (bien que son chantier bâtiment prenne un peu plus de retard que prévu). Il recommande d’ailleurs aux jeunes en projet d’installation d’aller voir ce qui se fait ailleurs et « de ne pas se focaliser sur leur région d’origine ».