COWnect

De gros progrès génétiques pour la race limousine grâce aux colliers connectés


TNC le 21/05/2020 à 12:38
Après trois ans d’expérimentation d’un collier connecté qui renseigne sur leurs mouvements et leur temps de rumination, les vaches limousines sont de plus en plus nombreuses à continuer à porter des capteurs autour de leur cou. (©France Limousine Sélection)

Après trois ans d’expérimentation d’un collier connecté qui renseigne sur leurs mouvements et leur temps de rumination, les vaches limousines sont de plus en plus nombreuses à continuer à porter des capteurs autour de leur cou. (©France Limousine Sélection)

Pas moins de 4 000 bovins limousins sont aujourd'hui équipés d'un collier connecté Cownect. L'objectif : collecter les données de performance pour améliorer la génétique de la race, notamment la fertilité femelle et la précocité sexuelle.

Depuis trois ans, l’organisme France Limousin sélection mène le projet COWnect avec la société Ingenomix. Leur but : équiper des vaches limousines de colliers connectés pour collecter des données et ainsi accroître les performances des élevages. « Capables de détecter une baisse de forme avant l’éleveur ou de prédire les périodes propices à la reproduction, ils ont surtout pour ambition de faire le lien entre le patrimoine génétique et les différentes performances observées sur les animaux », explique l’OS.

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Comprendre l’impact de la génétique et de l’environnement sur l’IVV

« Les données collectées permettent d’améliorer les connaissances actuelles sur la fertilité femelle de la race limousine, notamment en mesurant des paramètres jusqu’alors inconnus et non évalués en race allaitante. Cette expérimentation se poursuit aujourd’hui avec l’accentuation de la collecte. Notre but est de mettre en lumière la manière dont les gènes et leur expression conditionnent la rapidité de retour en chaleur après le vêlage », explique Vincent Prieur. D’autres paramètres sont recherchés comme la détection de la précocité sexuelle.

Aujourd’hui, 37 élevages participent au projet, ce qui représente 4 000 bovins. Le coût total de l’expérimentation avoisine 1,7 million d’euros, financé à hauteur de 400 000 € par la région Nouvelle-Aquitaine et 360 000 € par l’Europe.