Lur Berri mise sur l’engraissement en France, avec un objectif de 8 000 JB par an d’ici 2030
TNC le 28/04/2026 à 17:33
Afin de sécuriser les débouchés de ses adhérents, Lur Berri souhaite développer l’engraissement de bovins dans le Sud-Ouest. D’ici 2030, la coopérative espère produire 8 000 jeunes bovins à l’année, répartis sur une trentaine de nouveaux ateliers.
Dans un communiqué de presse, la Coopérative basque Lur Berri a présenté sa stratégie de « relocalisation de l’engraissement de jeunes bovins », afin de « sécuriser l’approvisionnement des abattoirs, créer de la valeur dans les exploitations et renforcer la résilience de la filière bovine régionale ». L’objectif ? Atteindre les 8 000 jeunes bovins produits d’ici 2030, avec un objectif de création de 30 nouveaux ateliers.
Plus concrètement, la coopérative travaille depuis 2022 à la création d’une filière d’engraissement de broutards blonds. « L’ambition de la coopérative est d’instaurer localement une dynamique d’engraissement pour répondre concrètement à de nouveaux partenariats avec des opérateurs de l’aval de la filière », explique Michel Idiart, vice-président de Lur Berri. Pour l’éleveur des Pyrénées-Atlantiques, la coopérative à tout intérêt à essayer de valoriser les broutards à l’échelle locale. La pression sanitaire liée à la DNC a souligné la dépendances des éleveurs du Sud-Ouest aux exportations de broutards vers l’Espagne et l’Italie.
Des aides à la création d’ateliers
Pour ce faire, Lur Berri mise sur la contractualisation. « La démarche repose sur un contrat de production porté par l’organisation de producteurs bovins Lur Berri, qui sécurise les engraisseurs sur une période de 3 ou 6 ans, en intégrant à la fois les coûts de production et l’évolution des marchés », précise le communiqué de presse. La coopérative propose également un suivi technique aux éleveurs, ainsi que des aides pour la création d’ateliers.
Pour engraisser, Lur Berri vise les jeunes. Un programme d’accompagnement « Charte Jeune Agriculteur (JA) » a été spécialement conçu pour engager de nouveaux éleveurs vers l’engraissement, et des aides sont allouées pour la création, la modernisation ou la constitution d’un fond de roulement pour les ateliers.
« Au cours des trois derniers exercices, l’activité bovine de Lur Berri s’est fortement développée, avec une collecte passée de 26 000 têtes en 2022 à près de 69 000 têtes en juin 2025 », indique la coopérative. L’objectif est maintenant de franchir le cap des 80 000 animaux. « La coopérative a investi plusieurs millions d’euros dans la structuration et le développement de sa filière afin d’apporter de la valeur ajoutée aux ateliers de production des 2 300 éleveurs. »