Un été 2026 historique, record de chaleur et d’ensoleillement
TNC le 09/09/2026 à 15:30
Sans surprise, avec des canicules successives exceptionnelles au cours des trois mois d’été, la saison estivale 2026 bat tous les records de chaleur en France, le tout logiquement accompagné d’une forte sécheresse… MeteoNews revient sur cet été extraordinaire dans son bilan.
Chaleur record
« Après les mois de juin et juillet records de chaleur, août a continué sur la même lancée, frôlant le record d’août 2003 à 0,1 degré près. Une énième canicule a en effet touché la France, boostant la moyenne mensuelle nationale à 23,8 degrés, juste derrière les 23,9 degrés d’août 2003.
Sur ce mois d’août 2026, la température la plus élevée relevée sur l’hexagone a été de 43,1 degrés à Châteaumeillant, dans le Cher, le 14. Quant à la valeur la plus basse, elle a été de 4,0 degrés à Rueil la Gadelière, en Eure-et-Loir, le 7. Les jours de chaleur (plus de 25 degrés) et forte chaleur (plus de 30 degrés) ont été particulièrement fréquents, tout comme lors des deux mois précédents, et ce malgré une deuxième quinzaine moins extrême.
Sur la saison estivale, la moyenne nationale atteint 23,38 degrés pour une normale de 20,2 degrés, soit 3,2 degrés d’excédent et 1,12 degrés au-dessus de l’ancien record de l’été 2003. Battre un record aussi largement sur une période de trois mois paraissait encore inconcevable il y a peu. Cet été on-ne-peut-plus hors-normes nous a prouvé le contraire.

A noter que 8 des 9 derniers étés ont dépassé 20 degrés de moyenne nationale… et 14 étés en tout depuis 1946. Une nouvelle preuve indéniable que le réchauffement s’accélère de nouveau ces dix dernières années.
Retour d’un peu de pluie en août
Après juin et surtout juillet très secs, août a retrouvé quelques couleurs côté précipitations malgré, encore, un léger déficit. Ces pluies et orages se sont toutefois concentrées sur la fin du mois. Les trois premières semaines ont en effet été extrêmement sèches, comme au mois de juillet. Avant cela, peu de pluie en dehors de quelques orages.
La France a reçu 49 mm de pluie en moyenne nationale mensuelle en août, légèrement moins que la normale trentenaire établie à 52 mm. Une fois n’est pas coutume, c’est dans le sud-est, notamment les zones montagneuses, qu’il a le plus plu en août, avec un maximum de 212 mm à Tende Saint-Dalmas, dans les Alpes-Maritimes. Le minimum revient à Porto Vecchio, en Corse, avec seulement 1,3 mm mesurés dans le mois.
Sur les trois mois d’été, 2026 figure parmi les plus secs, se situant en quatrième position depuis 1946. Le minimum appartient toujours à 1989 (84 mm) suivi de 1962 (86 mm) et 1949 (88 mm). Les 96 mm du trimestre estival de 2026 se situent donc en 4ème position. Le déficit atteint près de 40 %.
Ensoleillement record
Comme juin et juillet, août est resté très ensoleillé, bien qu’un peu moins, légèrement plombé par une seconde quinzaine assez nuageuse. Le total moyen mensuel national affiche 271 heures pour une normale de 241 heures (+ 12 %). Les extrêmes de ce mois d’août sont 203 heures pour le chiffre le plus bas à Pau (Pyrénées-Atlantiques) et 348 heures pour le chiffre le plus élevé à Ajaccio, en Corse.
Juillet avait établi un record, juin en 3ème position sur le podium… si août sort un peu moins des clous, il n’en reste pas moins excédentaire et ajoute un gros chiffre, faisant de l’été 2026 le plus ensoleillé depuis au moins 1946. Les 927 heures d’ensoleillement national moyen dépassent le record de 1949 et ses 911 heures.
Tornade de Pomas
Dans un contexte fortement instable et orageux le 24 août, une puissante tornade s’est formée en fin d’après-midi dans l’Aude, frappent de plein fouet la commune de Pomas. D’intensité EF3 (219 à 266 km/h), elle parcoure 6 km en provoquant d’énormes dégâts. Une maison sur cinq a été détruite dans la petite commune et 80% des maisons sont au moins partiellement touchées. On dénombre 39 personnes blessées.
Un été 2026 historique, record de chaleur et d’ensoleillement, extrêmement sec également sans battre de record dans ce domaine, 23 ans après le terrible été 2003. Une forte surmortalité a concerné la France durant les différents épisodes de canicule. »