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Soufflet et l’Inra lancent un programme commun sur les protéines végétales


TNC le 09/09/2019 à 16:26
(©Getty images)

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Le groupe Soufflet et l'Inra s'associent dans un programme de recherche dédié aux protéines végétales. Parmi les axes d'étude des deux partenaires : trouver de meilleures techniques culturales alternatives pour lutter contre les bruches de la lentille et de la féverole et aussi mieux comprendre les mécanismes de formation des arrière-goûts végétaux et de l'amertume des produits à base de farines riches en protéines végétales, afin de proposer de nouveaux produits et ingrédients.

Le groupe Soufflet et l’Inra lancent un programme de recherche, pour quatre ans, sur cette thématique avec « un double objectif : agronomique et agroalimentaire », présentent les deux partenaires dans un communiqué commun. Grâce à cela, ils souhaitent « renforcer ensemble leurs expertises complémentaires pour contribuer aux transitions agronomiques et à l’amélioration continue de la qualité des productions ».

Les légumineuses peuvent répondre à la demande actuelle croissante des consommateurs en protéines végétales, mais la culture des lentilles et des féveroles est notamment sensible à des attaques de bruches. Ces dernières peuvent causer des dégâts importants aux graines et entraîner leur déclassement en nourriture animale. « Le premier objectif du programme de recherche est donc de mieux connaître la biologie de ces insectes ravageurs et de leurs ennemis naturels, afin d’élaborer des solutions innovantes de lutte contre les bruches de la lentille (Bruchus signaticornis, Bruchus ervi et Bruchus lentis) et de la féverole (Bruchus rufimanus) ». La recherche va également permettre de « s’orienter vers des solutions à même de réduire l’utilisation d’intrants par la maîtrise des conduites culturales pour pérenniser et développer les productions. Sont impliquées dans ces travaux les unités mixtes de recherche Agroécologie (Inra Bourgogne-Franche-Comté) et Agroécologies, innovations, ruralités (Inra Occitanie-Toulouse) ».

Autre thématique étudiée : le goût des farines de légumineuses. Riches en protéines, elles « présentent des avantages tant du point de vue agroenvironnemental que nutritionnel. Elles sont cependant parfois caractérisées par des sensations de mauvais goût (la « note verte », ou arrière-goût désagréable) et d’amertume, ce qui limite leur attractivité pour les consommateurs […]. Le second objectif du programme de recherche est donc d’identifier les molécules à l’origine des arrière-goûts végétaux et de l’amertume ainsi que leur mécanisme de formation, pour en diminuer la teneur dans le produit final. Ces travaux feront l’objet d’une thèse Cifre au sein du Centre des sciences du goût et de l’alimentation (Inra Bourgogne-Franche-Comté) ».