Popcorn

Nataïs s’engage en faveur de la transition écologique de la filière


TNC le 12/02/2020 à 12:11
Nataïs travaille au développement d'une rémunération supplémentaire pour les producteurs de maïs à éclater à travers une prime carbone. (©Nataïs)

Nataïs travaille au développement d'une rémunération supplémentaire pour les producteurs de maïs à éclater à travers une prime carbone. (©Nataïs)

À Bézéril dans le Gers, Nataïs vient de signer un accord avec Inrae, l'Université Paul Sabatier, Agro d'Oc et STMS pour engager la filière du "maïs à popcorn" au cœur de la transition écologique.

Créé en 2018, le Consortium entend « construire et déployer sur six ans le projet « Naturellement Popcorn » afin de développer une filière popcorn de qualité, haut de gamme et tracée valorisant chaque maillon », explique Nataïs dans un communiqué. « Ce projet, doté d’un budget total de 7,5 millions d’euros, est financé à hauteur de 4,4 millions d’euros par le Programme d’investissements d’avenir (PIA), piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et opéré par Bpifrance ».

L’objectif : « développer des solutions techniques pour établir un indicateur objectif pour le consommateur, les institutions et les producteurs permettant de valoriser le service rendu par l’agriculteur à l’environnement ». Ce projet vise ainsi « le développement d’un indicateur bilan carbone basé sur la différence entre le CO2 capté par la photosynthèse des plantes et celui perdu sur les parcelles via la respiration des plantes ou la décomposition de la matière organique du sol ». À terme, l’idée est alors de mettre en place une rémunération supplémentaire pour l’agriculteur à travers « une prime carbone pour l’instant fixée autour de 75 €/tonne de carbone fixé durablement dans le sol ».

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« Adapter les pratiques culturales agro-écologiques à la problématique du maïs popcorn »

Pour y parvenir, le projet entend mettre en œuvre « des voies alternatives pour construire l’agriculture de demain ». Parmi les pistes à l’étude : « l’implantation de cultures intermédiaires, le travail des sols simplifié associé aux nouvelles technologies : modélisation, télédétection, intelligence artificielle, etc. pour lutter plus efficacement et plus durablement contre les bioagresseurs ». « Inrae s’inscrit dans cette démarche de transition agro-écologique via ses travaux sur l’agriculture de conservation, le travail simplifié du sol et les services écosystémiques rendus par les cultures intermédiaires en vue d’améliorer les propriétés et la biodiversité du sol, de séquestrer du carbone et d’atténuer le changement climatique. Dans ce projet, nous allons explorer et adapter les pratiques culturales agro-écologiques à la problématique du maïs popcorn », déclare Célia Seassau maître de conférences à l’INP-Purpan, responsable scientifique du projet pour l’unité mixte de recherche Inrae Agroécologie, Innovations, territoires.

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« L’indicateur bilan carbone sera calculé à l’aide d’un modèle agronomique d’un nouveau genre, reproduisant fidèlement le développement des maïs popcorn et des cultures intermédiaires en le contraignant à reproduire ce que « voient » les satellites d’observation de la terre (Sentinel) du développement de la végétation. Cette méthodologie sera testée sur 50 exploitations pilotes avant sa mise en œuvre sur l’ensemble du réseau de producteurs », ajoute Eric Ceschia, directeur de recherche Inrae au Cesbio.Avec la participation de STMS et de son expertise sur les aspects digitaux du projet, le Consortium travaille aussi à une transparence complète pour le consommateur « sur la chaîne d’approvisionnement et de transformation ainsi que sur le type d’agriculture pratiquée » via la mise en place de la technologie blockchain de SAP, précise Nataïs.

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