Label bas carbone

À leur tour, les grandes cultures se lancent dans la démarche


TNC le 16/01/2020 à 16:04
(©Pixabay)

(©Pixabay)

Les producteurs de grandes cultures et leurs instituts techniques s’engagent à élaborer pour l'été prochain la méthode du « label bas carbone » dans le secteur des grandes cultures. Cela va permettre de faire reconnaître la contribution positive des grandes cultures dans la lutte contre le changement climatique et aboutirait in fine à la rémunération des agriculteurs pour leurs efforts en ce sens.

Alors que la méthode de calcul de la réduction de l’empreinte carbone des élevages « Carbon Agri », a été labellisée en octobre dernier par le ministère de la transition écologique, et que le premier appel à projets a été lancé par France Carbon Agri Association, c’est au tour des grandes cultures de se lancer dans la démarche. 

Les associations spécialisées de la FNSEA (AGPB, AGPM, Fop, CGB) et les instituts techniques (Arvalis-Institut du végétal, ARTB (Association de Recherche Technique Betteravière), ITB (Institut technique de la betterave), Terres Inovia) ont en effet annoncé en décembre dernier « s’engager à élaborer la méthode du « label bas carbone » dans le secteur des grandes cultures ».

D’ici l’été 2020, ces différents acteurs vont travailler à la rédaction d’une méthodologie de calcul de la réduction des gaz à effet de serre pour les secteur des grandes cultures qui sera ensuite validée par le ministère de la transition écologique et solidaire. L’objectif à terme est de pouvoir rémunérer les agriculteurs pour leurs efforts visant à réduire leur empreinte carbone et à augmenter le stockage du carbone, via des crédits carbone.

En octobre dernier, Jean-Baptiste Dollé, chargé de l’évaluation environnementale à l’institut technique de l’élevage précisait que « la tonne de CO2 se vend sur les marchés internationaux 10 à 15 euros la tonne. Si un éleveur économise 400 tonnes de CO2 pendant la durée du projet, cela pourrait donc lui rapporter entre 4 000 et 5 000 euros sur cinq ans. C’est un coup de pouce financier mais pas une manne ».

Lire aussi : « Un sol vivant peut stocker jusqu’à 500 kg de carbone par hectare et par an »