La moisson 2026 est lancée !


TNC le 01/06/2026 à 17:52
Moisson

(© Page X (ex-Twitter) d'Olivier Melin)

Le coup d'envoi est donné : la récolte 2026 a démarré fin mai en Nouvelle-Aquitaine, pour les secteurs les plus précoces, affectés par la chaleur et le sec. Et chez vous ? Quand s'annonce le début des récoltes ?

Les moissonneuses-batteuses ont effectué leurs premiers tours de parcelles en Charente-Maritime, dans de l’orge d’hiver et du lin oléagineux. « La récolte 2011 avait été aussi précoce, avec un départ le 27 mai. C’était une année catastrophique ! », se souvient Cyril Sacré, responsable exploitation logistique, pour la coopérative Terre Atlantique. « On est bien parti pour revivre la même situation cette année, avec les épisodes de sec du mois d’avril et le coup de chaud de la semaine passée… », déplore le professionnel.

@v_a_l_o_u_17 Top départ de la saison dans les orges ���� #moisson#viral#orge#claaslexion#farm♬ original sound – JUSTINE – ヅᴇᴊᴀʏ. ��

Sur les réseaux sociaux, des agriculteurs relaient également le début des récoltes d’orge dans les Deux-Sèvres et en Occitanie :

Au niveau national, l’observatoire Céré’Obs de FranceAgriMer recensait 99 % des surfaces d’orge d’hiver et de blé tendre épiées au 25 mai. La médiane de ce stade présente 4 jours d’avance par rapport à 2025 et 7 jours par rapport à la moyenne quinquennale en orge d’hiver, et 5 jours d’avance pour le blé tendre, comparé à la campagne dernière et 9 jours sur la moyenne 5 ans. 

« Une vague de chaleur inédite »

« Avant l’épisode de chaleur de mai, la campagne céréalière 2026 se distinguait déjà par une forte précocité, précisent les équipes Arvalis. Le coup de chaud est intervenu sur des cultures avancées : remplissage des grains entamé dans le sud, floraison en cours au nord. » 

« Tout cela génère de l’inquiétude, quant aux rendements, mais on manque de références sur ce type de phénomène pour pouvoir déjà évaluer les conséquences », précise Sébastien Poncelet, analyste spécialiste des marchés des céréales chez Argus Media. « Cette vague de chaleur se montre, en effet, inédite par la combinaison de sa précocité, de son intensité et de sa durée », souligne Jean-Charles Deswarte, ingénieur au pôle écophysiologie d’Arvalis.

On table toutefois sur « une forte hétérogénéité de résultats pour cette moisson 2026 », lance Alexia Rousselière, conseillère en productions végétales de la chambre d’agriculture de Charente, « entre les excès d’eau de l’hiver et le manque d’eau du printemps ».

« Le potentiel de départ était bon mais il faut voir comment les cultures ont supporté les différents excès de la campagne, en fonction des types de sols et des quantités d’eau reçues. On a beaucoup d’orages en avril et donc des différences de précipitations importantes ».