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Gilles VK réfléchit à réintroduire l’élevage sur son exploitation


TNC le 24/01/2022 à 08:44
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Agriculteur dans le Loiret, Gilles VK songe à remettre de l'élevage sur son exploitation. Dans sa dernière vidéo publiée sur Youtube, il nous partage quelques moments de sa formation chez André Delpech, éleveur ovin dans les Causses du Lot.

« Comment valoriser les surfaces aujourd’hui en jachères ? Comment remettre de l’élevage sur mon exploitation en zone intermédiaire ? » : voilà les questions que se pose Gilles VK, dans la dernière vidéo publiée sur sa chaîne Youtube. Se lancer dans l’élevage ovin, l’agriculteur du Loiret y songe déjà depuis quelques années : « il faut voir maintenant comment le concrétiser, on y réfléchit avec d’autres confrères ».

Pour approfondir le sujet, il s’est rendu à une formation organisée par André Delpech, éleveur ovin dans les Causses du Lot. « En Gaec avec mon épouse Agnès et mon frère Francis, nous élevons 1 500 brebis en plein air intégral toute l’année : nous produisons des agneaux fermiers du Quercy (label rouge) et vendons en direct des caissettes », explique ce dernier. Formé en Nouvelle-Zélande, il pratique le technopâturage depuis 20 ans sur la ferme.

« Une ration 5 à 6 moins chère qu’en bâtiment »

Le principe : « on gère un pâturage tournant rapide, sur des petits parcs. Attention, par contre, à ne pas faire surpâturer », met en garde André Delpech. La gestion de l’herbe est, en effet, l’un des principaux points d’attention tout au long de l’année : « il faut tout d’abord semer de bonnes prairies multi-espèces : trèfle blanc nain avec du ray-grass anglais et du lotier ou du plantain par exemple. Et ensuite bien planifier son pâturage ». L’éleveur utilise la technique dite « fil avant – fil arrière », avec un chargement très élevé (500 brebis/ha) et une rotation de pâturage très rapide, tous les deux jours, favorisant la repousse immédiate de l’herbe. 

Pour André Delpech, « ce système naturel et durable permet de réduire les coûts de production : la ration coûte 5 à 6 moins chère qu’en bâtiment. Ce qui participe à améliorer la rentabilité de l’exploitation ». Afin de simplifier le travail au quotidien, les éleveurs utilisent les clôtures électriques Kiwitech pour cloisonner les parcs. Composées notamment de piquets en fibre de verre souples, il est possible de rouler en quad dessus, sans perdre de temps et il n’y a pas besoin d’installer de barrière. 

Le quad est d’ailleurs l’un des équipements indispensables selon André Delpech, il en a trois sur l’exploitation : il les utilise notamment pour « la gestion des clôtures, la surveillance du troupeau. Equipés d’un attelage à l’arrière, ils permettent aussi de transporter la remorque bétaillère, les nourrisseurs, etc. » Autre point d’attention : le réseau d’eau qui doit desservir toutes les parcelles pour abreuver les troupeaux toute l’année en plein air intégral. Retrouvez plus de détails dans la vidéo. 

Pour Gilles VK, cette formation permet d’y voir plus clair, mais la construction d’un tel projet nécessite du temps. Il nous donne donc rendez-vous prochainement pour en suivre l’avancement.