Station météo connectée

G. Compin fait fonctionner ensemble Météus, Géofolia et un modèle maladie du blé


TNC le 04/02/2020 à 09:55
Guillaume Compin, céréalier dans l'Indre, a investi dans la station météo connectée Météus il y a trois ans. (©Nicolas Mahey)

Guillaume Compin, céréalier dans l'Indre, a investi dans la station météo connectée Météus il y a trois ans. (©Nicolas Mahey)

Céréalier dans l’Indre, Guillaume Compin a fait installer en 2017 une station connectée Météus sur son exploitation. N’habitant pas sur place, il peut ainsi consulter un large panel de données météo depuis son smartphone et organiser au mieux ses chantiers. Mieux : Météus communique avec son logiciel de gestion de parcelles et un modèle de risque maladies sur blé. Une interconnexion qui lui permet de positionner très précisément ses traitements phytos.

Monté sur un pied métallique et bardé de capteurs, l’engin trône fièrement dans la cour de la ferme de Villeclair. Il s’agit de la station météo connectée Météus dans laquelle Guillaume Compin, céréalier dans l’Indre (36) a investi en 2017. Installé sur 270 ha à Diors, le jeune homme produit du blé, du colza, de l’orge, des tournesols et un peu de lentilles. Problème, il n’habite pas sur l’exploitation. Pas simple pour connaître la météo avec précision sans avoir à se déplacer. « J’ai installé la station au plus près de mes parcelles dont la plupart ne sont pas trop éclatées – hormis 70 ha situés à une dizaine de kilomètres, explique-t-il. Je consulte les données météo de chez moi, sur mon téléphone grâce à l’appli Météus ».

Prévisions météo à 10 jours, historique de pluviométrie, vitesse du vent, hygrométrie, température en temps réel… Guillaume Compin a accès à tout et s’organise en conséquence : Va-t-on pouvoir labourer ? Semer ? Sortir le pulvé ?

L’application comporte d’ailleurs un planning de traitement, une fonction que Guillaume Compin utilise beaucoup. D’où son choix d’investir dans un modèle de risque maladies spécialement dédié au blé, développé par Arvalis-Institut de Végétal. Un outil d’aide à la décision (OAD) qu’il utilise en lien avec son logiciel de gestion de parcelles, Géofolia, et sa station Météus.

« Je renseigne mes types de sol dans Géofolia, les variétés semées, les dates, etc. La station complète automatiquement et en temps réel les données météo ». En se basant sur ces informations, l’OAD blé calcule les risques de maladies et conseille sur l’opportunité de déclencher un traitement. « Cela permet d’intervenir au meilleur moment si nécessaire, et surtout d’économiser un passage si ce n’est pas utile. L’économie d’un fongicide permet de rentabiliser la station ». L’année dernière, il n’est ainsi intervenu qu’une fois. « La pression maladie n’était pas très élevée. Je n’aurais de toute façon fait qu’un seul traitement, mais l’OAD d’Arvalis m’a conforté dans mon choix ».

Accéder aux données des stations voisines

La station Météus envoie également (de manière automatique) ses mesures au logiciel Géofolia : une fonctionnalité permettant de tracer les conditions météo lors d’une intervention réglementée, comme la vitesse du vent lors de l’application d’un traitement. Utile pour montrer patte blanche en cas de contrôle. Cerise sur le gâteau, Guillaume Compin peut consulter les données météo des autres stations Météus autour de sa ferme via la fonction maillage : « J’ai des terres qui sont séparées du gros de mes parcelles par une forêt. L’été, il arrive qu’il y ait des orages localisés sur ce secteur-là. Je peux le savoir grâce à la station de mes voisins, qui ont également accès à la mienne ». En fait, il lui est même possible de se connecter à toutes les stations françaises : plus de 1 000 à ce jour.

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