Station météo connectée

Accessibilité, instantanéité, précision : les arguments chocs


TNC le 27/08/2019 à 16:12

Les stations  météo, qu’elles soient fixes, mobiles, ou dématérialisées s’appuient sur trois fonctions de base pour séduire les professionnels : un accès aux données simplifié, en temps réel, avec toujours plus de précision.

 

La météo dans la poche

Accéder aux mesures d’une station météo connectée est à la portée de tous. Consultables depuis n’importe quel smartphone, vos données météo vous suivent partout. Plébiscité par la grande majorité des professionnels, le mobile est l’outil indispensable pour suivre l’évolution des conditions météo en temps réel. Vous préférez faire le point au bureau ou sur un coin de table ? L’ensemble de vos données est également disponible sur ordinateur ou tablette. Le plus souvent transmis en réseau bas débit, vos relevés sont automatiquement enregistrés sur internet dans un espace de stockage dédié. Plus de problème de sauvegarde ou de perte de données ! L’archivage automatique permet leur compilation sur un back-office exportable vers la plupart des tableurs. Une fonctionnalité qui permet une prise de recul sur les campagnes et les conditions météo.

Les données collectées par une station météo connectée :

Température de l’air, du sol, rayonnement solaire, etc. sont autant de données collectées par une station météo connectée.(©Terre-net Média)

 

La météo à l’instant T

Avec une fréquence d’actualisation de quinze minutes, la plupart des stations météo connectées offrent un aperçu de l’ensemble des données quasi en temps réel. Un réel atout pour la protection des cultures. Une fonction « alerte » permet de définir un seuil pour l’hygrométrie, la température et la vitesse du vent. Elle donnera le top départ en journée ou fera office de réveil la nuit lorsque les conditions sont optimales pour traiter, en particulier à bas volume. Cette fonction constitue d’ailleurs l’une des principales motivations d’achat d’une station météo.

Grâce aux prévisions intégrées, on évitera également les risques de lessivage ou de volatilisation du produit après application. Une station météo offre également la possibilité d’être alerté en temps réel lorsqu’un cumul de précipitations ou une somme de températures sont atteints : essentiel pour bien valoriser un apport d’azote dans le premier cas, utile pour gagner des points d’humidité dans le second.

La météo à la parcelle près

La notion de précision des données météo implique plusieurs approches. Une station fixe livrera des données plus générales, mais compilables pour dresser un bilan climatique sur le long terme. Si votre parcellaire est d’un seul tenant, choisissez un endroit médian. En zone de plateau, la représentativité est bonne dans un rayon de 7 km. Mais sur certains secteurs morcelés, tenez compte des micro-climats (vallons, reliefs) où de fortes disparités existent, notamment de pluviométrie. L’idéal : couvrir une zone principale et implanter des capteurs distants. L’investissement dans une station peut ainsi être motivé par la surveillance des parcelles éloignées pour éviter les déplacements inutiles. Tous les équipements d’un même fabricant intègrent d’ailleurs un mode communautaire permettant de quadriller un territoire. Une station mobile sera plutôt dédiée à la détection d’un risque maladies sur une culture, sur une ou plusieurs parcelles différentes chaque année.

Station physique ou dématérialisée ?

Moins connues, les stations dématérialisées se basent sur les relevés d’un large maillage de stations existantes et sur les données des prévisionnistes. Capables de calculer les mesures d’un ou plusieurs points précis (votre exploitation, ou tel îlot isolé par exemple), elles permettent ainsi de se passer de station physique. « Les deux sont en réalité complémentaires, fait remarque Olivier Deudon, responsable agrométéorologie chez Arvalis – Institut du Végétal. Les données dématérialisées aident à valider les données physiques. Principal inconvénient en effet, les mesures fournies à l’agriculteur par une station dématérialisée peuvent être moins précises qu’une mesure physique in situ, s’il y a un micro-climat sur un secteur. De plus, elles ne sont pas encore assez performantes sur certains paramètres comme l’humidité relative, qui peut fortement fluctuer et être mal appréhendée. En revanche pour la pluie, les radars fournissent une excellente qualité de données. »