Conseil spécialisé "Grandes cultures"

FranceAgriMer : vers une « bonne récolte », mais « prudence sur la qualité »


TNC le 15/07/2021 à 15:04
Commencée sous un temps catastrophique, la moisson 2021 pourrait bénéficier d'une embellie mi-juillet. (©Pixabay)

Commencée sous un temps catastrophique, la moisson 2021 pourrait bénéficier d'une embellie mi-juillet. (©Pixabay)

Le conseil spécialisé de FranceAgriMer se montre plutôt optimiste pour la récolte 2021, sous réserve que les embellies météo annoncées se concrétisent.

Lors du point presse qui a suivi le conseil spécialisé « Grandes cultures » de FranceAgriMer le 12 juillet, Benoît Piètrement, président du conseil et Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucre, ont évoqué la moisson 2021 en cours. Le premier s’est montré plutôt optimiste, évoquant « une bonne récolte », supérieure aux années précédentes grâce à la hausse des surfaces.

Sur la question de la qualité des grains, il a fait mention des plantes qui ont « germé sur pied, de façon localisée », et des « parcelles couchées par les orages », mais s’est voulu rassurant : « Dans les grandes lignes, ça se passe bien. Il n’y a pas plus d’inquiétudes à avoir que nécessaire, sauf si le mauvais temps perdure » (ce qui a notamment été le cas dans le courant de la semaine du 14 juillet, avec de fortes pluies dans l’Est de la France, NDLR).

« On y verra plus clair d’ici un mois »

Marc Zribi a appelé à la prudence, indiquant que l’« on y verra plus clair sur la qualité d’ici un mois ». Avant d’ajouter : « Les blés français bénéficient d’un grand travail des agriculteurs sur la qualité, notamment sur les taux de protéines, de façon à pouvoir répondre au plus grand nombre d’utilisations possibles ».

Interrogé sur la compétitivité de la récolte française à l’export, il table sur le marché chinois, qui « continue de doper la demande mondiale » et sur lequel la France devrait pouvoir se positionner « sans problème » au vu des estimations de rendements, à condition que la qualité soit au rendez-vous.

Pour lui, d’autres incertitudes demeurent sur le marché à l’export, par exemple le positionnement de l’Algérie vis-à-vis du blé russe : « Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions… Mais une donnée s’invite, que nous n’avions pas prise en compte : le coût du fret », en forte hausse ces derniers mois. Ce qui pourrait rendre le blé français particulièrement compétitif vers des destinations de proximité, comme le Bassin méditerranéen.

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