Canicule : des pertes de rendement attendues mais pas encore quantifiables


TNC le 25/06/2026 à 17:29
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Avec les températures record, des pertes rendement sont attendues pour plusieurs cultures. (© Adobe Stock_@Wolfilser)

Si la canicule devrait toucher à sa fin dans les prochains jours, l’impact de cet épisode de fortes chaleurs sur les cultures risque d’être important. Le ministère de l’agriculture a dressé un premier bilan, à date, des remontées du terrain et des premières mesures.

Avec plus de 70 départements placés en vigilance rouge et orange canicule, les conséquences de la chaleur touchent l’ensemble du territoire et de l’agriculture française. À commencer par l’organisation du travail, puisque plusieurs arrêtés ont été pris afin d’interdire la moisson aux heures les plus chaudes.

Du côté du ministère de l’agriculture, la situation est suivie de près en lien avec les responsables de filières et les services déconcentrés, avec une attention particulière sur les moissons.

Une baisse de 10 à 15 % des rendements en maïs

S’il est encore trop tôt pour évaluer les pertes potentielles dans les filières végétales, le ministère estime que les rendements en maïs pourraient être diminués de 10 à 15 %, principalement en raison du stress hydrique, puisque la floraison devrait plutôt commencer à partir de la semaine prochaine. En revanche, le tournesol, le pois de printemps ainsi que toutes les cultures en pleine floraison pendant la période de canicule risquent de connaître des pertes beaucoup plus conséquentes. Les légumes de plein champ ont également beaucoup souffert.

D’autres cultures vont également subir les conséquences du stress hydrique, comme les pommes de terre et la betterave, ajoute le ministère de l’agriculture. Alors que des restrictions pour l’irrigation sont en place dans certains départements, certaines cultures pourront être désignées comme prioritaires, indique le ministère de l’agriculture.

Autorisation de fauchage des jachères

Comme annoncé il y a deux jours, les préfets peuvent prendre des arrêtés autorisant le fauchage des jachères afin de lutter contre le risque d’incendie. Quatre arrêtés ont été pris à ce jour, explique le ministère. Il s’agit surtout de le faire au moment où le foin est encore de bonne qualité pour qu’il puisse servir aux éleveurs.

Du côté de l’élevage, notamment, la mortalité des animaux est sans surprise plus élevée, toutes espèces confondues. Les systèmes de collecte et d’équarrissage restent fonctionnels sauf pour la volaille, où la dégradation rapide des cadavres perturbe les flux.

L’impact économique global de cet épisode de canicule est pour le moment impossible à chiffrer.