Grêle près de Cambrai : des dégâts importants sur les cultures


TNC le 25/06/2026 à 16:33
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Vous avez également été impacté par la grêle ? N'hésitez pas à partager vos retours dans les commentaires en dessous de l'article. (© Sébastien Delva)

Une violente tempête de grêle a frappé le nord de la France en fin de semaine dernière, causant des dégâts considérables sur plusieurs exploitations agricoles. En l’espace de dix à vingt minutes, certaines parcelles de Sébastien Delva ont perdu la moitié de leur potentiel.

« On a vu la supercellule orageuse arriver jeudi 18 juin, mais on s’attendait plutôt à de la pluie », raconte Sébastien Delva, polyculteur-éleveur laitier dans le Nord. Installé depuis 2011, il cultive sur deux zones distinctes. Si le secteur de Caudry a été relativement épargné, celui de Cambrai a été durement touché par la grêle.

En blé tendre, « je pense qu’on a la moitié de la récolte par terre », observe l’agriculteur. Un constat d’autant plus difficile à accepter que « le potentiel était là. C’est rageant si près du but ! On va attendre qu’il soit mûr pour voir ce qui est récupérable », précise-t-il d’autant que la paille est essentielle pour ses vaches.

Les dégâts sont très localisés mais parfois extrêmes. « Chez certains voisins, il n’y a plus rien à battre dans les escourgeons. »

Le maïs grain est, lui aussi, affecté, pour un tiers des surfaces de Sébastien Delva. Si un redémarrage reste possible, « on peut estimer une baisse de rendement d’environ 20 %. Les dégâts causés par la grêle créent aussi des portes d’entrée pour les maladies ou les ravageurs, comme la pyrale, souligne l’agriculteur. Le maïs ensilage, situé plutôt près de Caudry, a été moins touché, je suis rassuré pour les animaux. Betteraves, avoine et colza ont également été épargnés par la tempête ».

Côté assurances, Sébastien Delva est couvert contre la grêle. « J’ai réalisé la déclaration avant-hier, un expert doit passer pour évaluer les parcelles. Mais les assurances ne couvrent pas tout, il y a les franchises et je ne connais pas un agriculteur qui travaille, ne compte pas ses heures et se dit : « heureusement on est assuré… » ».

C’est le premier épisode de grêle auquel le producteur est confronté depuis son installation : « on s’en rend compte qu’en 10 minutes, on peut perdre le travail de toute une année… ».