En Haute-Saône, branle-bas de combat pour sauver la récolte de cerises
AFP le 25/06/2026 à 13:55
Les arboriculteurs de Fougerolles, en Haute-Saône, ont enclenché une « course contre la montre » pour sauver leur récolte de cerises menacée d'être anéantie par la canicule, une situation qui met en péril la production d'un kirsch emblématique de la région.
« Depuis lundi, c’est le branle-bas de combat dans les vergers pour essayer de récolter tout ce qu’on peut, sans que ça soit vraiment trop brûlé », a déclaré mercredi soir à l’AFP Bernard Baud, président du Syndicat de Défense et Promotion du kirsch de Fougerolles, appellation d’origine contrôlée depuis 2010.
Les quelque 10 000 arbres des vergers et leurs fruits issus de variétés locales (guignes et merises) avaient déjà un peu souffert de la première vague de chaleur fin mai, qui avait accéléré leur mûrissement.
Mais là « clairement en l’espace de quelques jours, on voit que la peau se ratatine, on voit que la cerise n’est plus nourrie par l’arbre qui n’a plus assez d’eau dans le sol, et la peau de la cerise aussi prend des teintes assez brunes », décrit M. Baud.
Pourtant, après une belle floraison, les producteurs misaient encore au printemps sur une récolte abondante de 350 à 400 tonnes – après 200 tonnes en 2025 -, ce qui était « très encourageant pour les arboriculteurs et les paysans qui ont beaucoup investi aussi dans cette culture ». Mais avec ces chaleurs torrides, « on risque de finir avec moins de 150 tonnes », prédit-il.
Et il faut aller vite : « on est très très inquiets avec chaque jour qui passe. A la chaleur s’ajoute l’effet du vent qui assèche complètement les feuilles des arbres ».
La récolte, qui se fait mécaniquement, devra être bouclée en milieu de semaine prochaine, en une semaine et demie – alors qu’habituellement elle dure trois semaines et commence début juillet.
Les cerises utilisées pour l’eau de vie sont cultivées sur un terroir particulier situé dans la région des Vosges Saônoises, entre la Haute-Saône et les Vosges.