La balance commerciale agricole a un peu rebondi début 2026


AFP le 14/10/2026 à 10:31

L'excédent commercial alimentaire français rebondit légèrement sur les sept premiers mois de 2026, après être tombé en 2025 à un plus bas niveau historique, et les représentants de la filière ont formulé mardi 12 propositions pour relancer les exportations.

« Sur 2026, début d’année, on a un léger rebond », a salué Yannick Fialip, président du Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires (CNPA), lors d’une conférence de presse. Sur les sept premiers mois de 2026, l’excédent commercial alimentaire français a atteint 0,6 milliard d’euro, contre un déficit de 0,1 milliard un an plus tôt. Mais c’est 1,8 milliard de moins que la moyenne 2023-2025.

Et en 2025, le solde commercial alimentaire était tombé à « son plus bas niveau historique », 122 millions d’euros, selon la 2ème édition de l’Observatoire du commerce extérieur agricole et alimentaire publié mardi par le CNPA.

« Même si les exportations agricoles françaises progressent, la croissance reste insuffisante et on voit qu’on augmente moins vite que nos concurrents », a ainsi souligné Yannick Fialip, précisant que « l’exportation est un débouché indispensable pour l’industrie agroalimentaire ».

« Quand on sait qu’on a un problème de croissance et de création de richesses dans notre pays, ce secteur doit être plutôt protégé et soutenu si on veut augmenter notre croissance et notre taux d’emploi », a encore plaidé Yannick Fialip.

La France reste le 5e exportateur mondial de produits alimentaires

« Afin de relancer les exportations agricoles et agroalimentaires », le CNPA formule ainsi 12 propositions, qui visent notamment à mobiliser la diplomatie française, améliorer l’accompagnement des entreprises à l’export, ou encore mieux promouvoir les productions françaises à l’international.

« On a une diplomatie extrêmement développée à travers le monde. Et donc la diplomatie économique devrait être un complément à cette dimension », a relevé Emmanuel Bernard, trésorier du CNPA, demandant à ce que l’organisation et ses filières soient associées aux visites d’État et de ministres. « Ce que l’on voudrait, c’est que ce soit un réflexe », a-t-il ajouté.

La France reste le cinquième exportateur mondial de produits alimentaires. Les 84 milliards d’euros d’exportations du secteur en 2025 en font le « premier poste d’exportation de la France » et « 12 % de toutes les exportations de biens ». L’équivalent de 948 Airbus, souligne le CNPA.

Et, à six mois de l’élection présidentielle en France, ses responsables regrettent que le sujet soit peu abordé par les candidats, « quand on sait ce que (cela) peut rapporter (…) sur notre croissance pour absorber nos déficits, pour créer plus de richesses, pour éviter de taxer plus et peut-être plus redistribuer », a souligné Yannick Fialip.