Bien-être animal : l’UE promet des lois sur la volaille et le porc
AFP le 07/07/2026 à 17:32
La Commission européenne a promis mardi qu'elle mettrait sur la table des propositions de loi sur le bien-être animal fin 2026 pour les élevages de volailles et en 2027 pour le porc, après plusieurs années d'attente des défenseurs des animaux.
Bruxelles dit vouloir « continuer à relever » les normes en matière d’élevage, afin de répondre à une initiative citoyenne de 2021 qui appelait à mettre fin à l’élevage en cage.
L’exécutif européen avance très prudemment sur ce dossier sensible qui irrite une partie des éleveurs. La Commission avait déjà promis des mesures fin 2023 et s’était finalement limitée à une loi pour réduire la durée de transport des animaux. Mais ce texte est encore enlisé actuellement, tant les négociations sont difficiles entre les eurodéputés et les États membres.
Mardi, lors de la présentation d’une stratégie sur l’élevage au Parlement européen à Strasbourg, la Commission européenne a indiqué qu’elle présenterait fin 2026 une proposition pour « mettre à jour les règles relatives au bien-être des poules pondeuses et des poulets de chair », suivie d’une autre consacrée au bien-être des porcs courant 2027.
Bruxelles évoque une « transition vers des systèmes d’élevage sans cage » et entend également supprimer progressivement « la mise à mort systématique des poussins mâles », une « pratique qui demeure présente dans une partie de l’industrie », selon un responsable de la Commission. Elle promet que sa politique introduira « des exigences équivalentes en matière de bien-être animal pour les produits importés dans l’UE » afin d’éviter des distorsions de concurrence.
Parmi les organisations de protection des animaux, la Fondation Bardot reprochait à l’Union européenne il y a quelques jours « cinq ans de promesses non tenues » depuis l’initiative citoyenne de 2021 qui avait recueilli près de 1,4 million de signatures pour mettre fin à l’élevage en cage.
Mardi, la Commission européenne a également présenté un plan d’action pour augmenter la production en Europe de protéines végétales destinées à l’alimentation des animaux.
En 2025, seulement 25 % de ces protéines étaient produites dans l’Union européenne, très dépendante des importations en provenance des États-Unis, du Brésil et de l’Argentine. L’UE vise un objectif de 35 % de production européenne en 2035 en insistant sur les légumineuses, les pois et le soja.