Valorex recherche 15 000 ha de lin oléagineux supplémentaires d’ici 2030


TNC le 23/06/2026 à 16:30
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Vous cultivez ou avez cultivé du lin oléagineux ? N'hésitez pas à partager votre retour d'expérience dans les commentaires en dessous de l'article. (© bubu1664/Banque d'images FranceAgriTwittos)

L’entreprise Valorex confirme ses ambitions de développement pour la filière lin oléagineux. Elle vise une hausse de 40 % de ses volumes de transformation de graines, pour atteindre 100 000 t par an en France d’ici 2030.

« À la croisée des enjeux agricoles, climatiques et de souveraineté alimentaire, le lin oléagineux s’impose comme une culture stratégique pour la France, et Valorex entend accélérer son développement pour répondre à une demande croissante en graines françaises de qualité », indique Béatrice Dupont, directrice générale de Valorex.

Avec près de 70 000 t de graines de lin transformées chaque année, l’entreprise ambitionne d’atteindre 100 000 t à l’horizon 2030, soit l’équivalent d’environ 15 000 ha supplémentaires cultivés en France.

Porté par une demande croissante en nutrition animale et humaine, « le lin oléagineux bénéficie d’une dynamique favorable, comme l’illustre la démarche Bleu-Blanc-Coeur, avec une progression régulière de 5 à 10 % par an de produits labellisés. Présente dans 5 à 10 % des principales filières d’élevage françaises, elle répond aux attentes croissantes des consommateurs pour des produits alliant qualité nutritionnelle, bénéfices individuels santé et engagement environnemental », précise l’entreprise. 

« Le développement de cette culture répond également aux attentes des filières agricoles et alimentaires qui souhaitent renforcer leur approvisionnement en matières premières françaises. Il contribue ainsi à limiter la dépendance aux importations et à renforcer la souveraineté alimentaire nationale. »

« Un excellent précédent cultural »

D’un point de vue agronomique, Valorex met en avant « un excellent précédent cultural, notamment pour le blé, permettant de diminuer les besoins en fertilisation des cultures suivantes. Le lin contribue à la diversification des assolements. Ses bénéfices s’étendent également à l’élevage. Valorisées grâce au procédé de transformation développé sous savoir-faire Valorex, les graines de lin intégrées dans l’alimentation des vaches laitières permettent de réduire en moyenne de 10 % l’empreinte CO2 totale des troupeaux, contribuant ainsi aux objectifs de décarbonation des filières agricoles et agroalimentaires. »

Pour répondre à la hausse des besoins, Valorex poursuit « son travail de structuration de la filière aux côtés des organismes collecteurs et stockeurs et de ses partenaires techniques. L’entreprise développe notamment des contrats cadres pluriannuels à prix garantis avant les semis. L’objectif : permettre aux agriculteurs de s’engager sereinement dans la culture du lin et répondre aux besoins futurs des filières.

Sur le plan économique justement, une étude récente menée conjointement par Terres Inovia et Valorex (Projet Eco2Lin) avance « une rentabilité supérieure du lin oléagineux par rapport à plusieurs cultures de références, dont le colza, le blé tendre et l’orge. Son intérêt est renforcé par son effet précédent sur le blé, générant par exemple dans le Grand Centre de la France, un gain moyen estimé à  + 78 €/ha dans les zones à fort potentiel et à + 68 €/ha dans les zones à potentiel intermédiaire ».

En parallèle, « Valorex poursuit ses travaux de recherche sur les propriétés nutritionnelles et fonctionnelles du lin, notamment à travers des programmes de sélection variétale des graines de lin, visant à répondre aux attentes agronomiques, nutritionnelles, technologiques et environnementales des filières. À travers ces travaux, Valorex entend consolider son expertise scientifique et accélérer le développement de nouveaux débouchés issues de productions végétales françaises ».