« L’agriculture biologique n’est plus attractive », regrette la Fnab
TNC le 17/06/2026 à 15:56
Les derniers chiffres présentés cette semaine par l’Agence Bio confirment une reprise de la consommation de produits biologiques, mais la dynamique ne permet pas encore d’enrayer la baisse des surfaces en AB, déplore la Fnab, qui demande des aides spécifiques.
Pour la troisième année consécutive, les surfaces exploitées en agriculture biologique ont diminué en 2025, pour atteindre 2,69 millions d’hectares, soit 10 % de la surface agricole française. Pourtant, la consommation est repartie à la hausse, a indiqué l’Agence Bio lors de la présentation des chiffres 2025, le 16 juin.
« L’agriculture biologique n’est plus attractive pour les agriculteurs et agricultrices », déplore ainsi la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), alors que le nombre de fermes bio a également reculé, pour la première fois, l’année passée.
Pas d’incitation à produire en bio aujourd’hui
Cette situation n’étonne pas la Fnab : depuis 2022, « les charges ont augmenté avec l’inflation, les prix aux producteurs ont baissé ou la différence avec le conventionnel s’est réduite ; et le soutien public s’est érodé », explique la fédération.
La stabilité et la visibilité économique sont indispensables pour sécuriser les producteurs bio, et en convaincre de nouveaux, poursuit la Fnab.
Pour conforter la production bio française, elle demande donc une hausse de l’écorégime bio grâce aux reliquats de la conversion, la sécurisation du financement des campagnes de communication dédiées à la filière Bio, ainsi qu’une « vraie application d’Egalim dans les filières biologiques avec des indicateurs de coûts de production dans chaque filière et une obligation d’en tenir compte dans la fixation des prix d’achats ».