Dégradations

Vendée : enquête en cours après des dégradations contre deux réserves d’eau


AFP le 12/08/2022 à 05:04

Une enquête, menée par la gendarmerie, est en cours pour identifier les responsables des dégradations commises dans la nuit de lundi à mardi sur deux réserves d'eau pour l'agriculture en Vendée, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de La Roche-sur-Yon.

Ces dégradations, commises dans les communes de Pouillé et Nalliers, au sud-est de la Roche-sur-Yon, ont été revendiquées par un groupe baptisé « Rivières en colère », dans un texte relayé par les écologistes des « Soulèvements de la terre ».

« Nous avons découvert cette revendication mercredi par voie de presse. On ignore pour l’instant ce que regroupe cette organisation », a précisé à l’AFP le parquet de La Roche-sur-Yon. A ce stade, « l’enquête de gendarmerie cherche à identifier les responsables », indique également le parquet.

« Les méga-bassines sont le pansement d’une agriculture industrielle en bout de course. Une industrie qui, à la place de nous nourrir, tue les poissons et les abeilles », a écrit le groupe « Rivières en colère » dans son communiqué.

« Nous avons enfilé des gants et masqué nos visages, nous avons pris des pinces et des couteaux, et nous avons enlevé la bâche qui recouvrait deux méga-bassines », ajoutent-ils, accompagnant leur texte d’une photo des dégradations, prise de nuit.

« Ca correspond bien aux photos qu’on a, mais nous, de jour », a expliqué à l’AFP Arnaud Charpentier, le président du syndicat mixte Vendée-Sèvres-Autizes (SMVSA), qui est la collectivité propriétaire des installations.

M. Charpentier a indiqué que le SMVSA avait déposé plainte mercredi, insistant par ailleurs sur le fait qu’« à l’instant t, il n’y a pas de perte d’eau » dans les cuves.

Les ministres de l’Agriculture Marc Fesneau et de la Transition écologique Christophe Béchu avaient condamné « avec fermeté ces faits de vandalisme » dans un communiqué.