Les ETA s’inquiètent d’une dégradation des trésoreries agricoles


TNC le 29/07/2026 à 16:53

Après une moisson contrastée et dans un contexte de sécheresse persistante, la FNEDT observe la montée des tensions économiques dans les exploitations. Les entreprises de travaux agricoles s'inquiètent désormais des répercussions sur leur propre activité.

Malgré une moisson globalement dans la moyenne, les entreprises de travaux agricoles (ETA) tirent la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié le 29 juillet, la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT) estime que les difficultés économiques des exploitations continuent de s’accentuer et pourraient rapidement se répercuter sur l’ensemble de la filière.

Selon les remontées de son réseau, plusieurs entreprises s’interrogent déjà sur la capacité de certains clients à régler les travaux réalisés. La fédération cite notamment des inquiétudes exprimées dans les Pays de la Loire et en Charente. Pour la FNEDT, ces tensions s’expliquent par des rendements très contrastés selon les territoires, des cours des céréales jugés insuffisants et une sécheresse qui compromet le potentiel de cultures comme le maïs, le tournesol, les betteraves ou encore les légumes de plein champ.

Les trésoreries agricoles sous surveillance

Les entrepreneurs de travaux agricoles soulignent également que leurs propres charges continuent d’augmenter. Ils évoquent notamment la hausse du prix des agroéquipements, les coûts de main-d’œuvre, ainsi que les dépenses liées à la prévention des incendies et aux restrictions d’intervention imposées dans certains départements.

Face à cette situation, la FNEDT appelle les pouvoirs publics à intégrer davantage les ETA dans les dispositifs de soutien, estimant qu’elles constituent un maillon essentiel du fonctionnement des exploitations agricoles.

La FNEDT appelle donc le gouvernement, les services déconcentrés et le législateur à prendre en compte toutes les composantes de l’amont agricole : « Préserver la souveraineté alimentaire ne consiste pas seulement à regarder les rendements et les revenus des agriculteurs. Il faut aussi préserver une infrastructure ETA solide qui réalise les travaux agricoles en soutien à la production et aux élevages », conclut Philippe Largeau, président de la fédération.