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Le blé et le maïs continuent leur repli lié à la Chine


AFP le 28/01/2020 à 15:10

Les prix du blé et du maïs en Europe continuaient d'être affectés mardi en tout début d'après-midi par les perspectives de ralentissement économique de la Chine qui ont paniqué les marchés mondiaux lundi, en raison des craintes liées à la propagation du coronavirus chinois.

« La question n’est plus de savoir si, mais à quel point l’économie chinoise et l’économie mondiale vont être [affectées] par le coronavirus au premier trimestre de cette année », estime Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. « Avec la mise en quarantaine d’environ 16 villes, de 50 millions d’habitants et l’extension des vacances du Nouvel An, il est probable que la croissance au premier trimestre de cette année chute sous 6 % pour la première fois depuis que le PIB trimestriel est publié », prédit-il. « Les investisseurs sont inquiets que cette crise sanitaire entraîne une chute de l’activité économique dans un pays qui est déjà en train de ralentir », a renchéri David Madden, de CMC Markets.

Sur le strict aspect des céréales, quelques chiffres venus de Russie encouragent aussi la baisse, en raison des larges disponibilités de blé dans les greniers, souligne le cabinet Agritel. Au 1er janvier 2020, les stocks de blé dans la fédération russe s’affichaient à un niveau de près de 10 % supérieur à la situation de l’an passé, après un net ralentissement des ventes en novembre et décembre dû notamment à une réévaluation du rouble.

Mardi, le marché suivait un appel d’offres relancé par la Syrie pour l’achat de 200 000 tonnes de blé russe. En Inde, un opérateur a estimé que la production nationale pourrait progresser de plus de 6 % cette année, à 109 millions de tonnes, indique le cabinet Intercourtage en signalant aussi que la sécurité alimentaire en Afrique de l’Est et les récoltes sont mises en danger par la prolifération d’essaims de criquets d’une ampleur historique. En Europe du nord et en Allemagne, Intercourtage signale que les cultures de céréales d’hiver ont du mal à résister au gel, conséquences d’un hiver plutôt doux jusqu’à présent, même si aucun cas significatif de dommages causés par le froid n’a été relevé jusqu’ici dans l’Union européenne.

Peu après 14h00 (13h00 GMT) sur Euronext, la tonne de blé meunier reculait de 0,50 euro sur l’échéance de mars, à 193,75 euros, et de 1 euro sur celle de mai, à 192,75 euros, pour 12 329 lots échangés. La tonne de maïs, elle, reculait de 0,75 euro sur l’échéance rapprochée de mars, à 169,50 euros, et de 0,25 euro sur l’échéance de juin, à 175 euros, pour 1 642 lots échangés.

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