Rapport de l'ICO

La production mondiale de café attendue en recul pour 2019-2020


AFP le 06/11/2019 à 12:05
(©Getty images)

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La production mondiale de café est attendue en baisse de 0,9 % pour l'année 2019-2020, en partie à cause du cycle de culture de l'arabica, qui représente 70 % de la production au Brésil, premier producteur mondial, selon un rapport de l'ICO publié mardi.

Si la production de robusta est attendue en légère hausse de 1,5 %, elle ne compense pas celle d’arabica qui devrait chuter de 2,7 %, d’après l’Organisation internationale du café (ICO).

Les plants de cette variété suivent naturellement un cycle végétatif biennal, alternant une année de grande floraison, qui permet une meilleure productivité, et une année de floraison moins intense, comme c’était le cas en 2019.

L’Amérique du Sud est la région la plus touchée, avec une diminution de 3,2 % à 78,08 millions de sacs, pour un total de 167,4 millions de sacs de 60 kilos à l’échelle mondiale, « due en grande partie au cycle biennal de production de l’arabica brésilien », selon le rapport édité chaque mois.

Le Brésil, premier producteur et exportateur mondial de café, prévoit une chute de plus de 20 % de sa récolte par rapport à celle record de 2018, avait annoncé mi-septembre la Compagnie nationale d’approvisionnement (Conab), ajoutant aux contraintes du cycle de l’arbuste un manque de pluies et des températures élevées entre décembre et janvier.

La récolte totale de 2019 devrait toutefois être la deuxième plus grande jamais obtenue lors d’un cycle biennal « négatif ».

Le rapport de l’ICO dresse également un état de la consommation mondiale, en légère hausse de 1,5 % à 167,9 millions de sacs. Le continent européen représente toujours un tiers de la demande sur la planète.

Malgré la contraction de la production et la demande en hausse, les prix du café, coté à Londres pour le robusta et à New York pour l’arabica, sont à des niveaux historiquement bas. Les cours ont perdu près de 40 % depuis début 2017 et le robusta est tombé le 16 octobre à 1.211 dollars la tonne, un plus bas depuis la cotation du contrat en 2008.