La gestion pour les jeunes agriculteurs : cinq notions clés


TNC le 16/07/2026 à 11:47
papiers-administratifs-adobe-stock-chadaporn

« Veillez à bien dissocier haut et bas de bilan, conseille Franck Chanquoy. Ce n'est pas du tout la même chose, ni le même mode de fonctionnement. » (© chadaporn, Adobe Stock)

« Jeunes agriculteurs, ne négligez pas le besoin de fonds de roulement », exhorte Franck Chanquoy, expert-comptable. BFR, capitaux propres et externes, Capex… pas facile pour les futurs et jeunes installés de savoir à quoi cela correspond. Rappel de quelques définitions et cinq notions essentielles pour vous aider à y voir plus clair.

Capitaux propres

Ce sont les ressources internes de l’exploitation : capital apporté initialement par le porteur de projet agricole, son épargne, sa famille et l’ensemble des résultats restés dans l’entreprise.

Capitaux externes

Comme leur nom l’indique, ils proviennent de l’extérieur de l’exploitation : financements bancaires, subventions, investisseurs privés et fonds d’investissement (acteurs spécialisés dans le placement d’argent dans des entreprises).

Haut de bilan

« C’est le plus important, estime Franck Chanquoy, expert-comptable, dirigeant du cabinet BSF et membre fondateur du réseau Agiragri. Il regroupe l’outil de production et les investissements qui permettent de fonctionner dans la durée et doivent être financés de manière durable. »

Bas de bilan

Il correspond aux besoins quotidiens pour pouvoir fonctionner : le BFR (ou besoin de fonds de roulement = argent disponible), les stocks, les intrants, etc., financés sur du court terme.

« Il faut veiller à bien dissocier haut et bas de bilan, conseille Franck Chanquoy. Ce n’est pas du tout la même chose, ni le même mode de fonctionnement. »

Capex

Il s’agit des dépenses d’investissement d’une entreprise capitalisées au bilan : immobilisations corporelles (machines, terres, bâtiments) et incorporelles (logiciels).

« Jeunes agriculteurs, attention à ne pas trop vous focaliser sur les investissements, au moment de votre installation en agriculturenotamment, au détriment du BFR, souvent oublié, prévient l’expert-comptable. Or il est très important car il faudra acheter, des intrants entre autres, avant de toucher l’argent de la première récolte. La première année, vous devrez le financer uniquement par des emprunts bancaires ; les suivantes, vous pourrez le faire par le travail de l’exploitation également. »

N.B : Franck Chanquoy rappelait ces quelques définitions en ouverture de la conférence « Je veux me développer et financer mon projet : quelle place accorder aux capitaux externes ? » au Sia pro 2026.