Aides agricoles européennes

La France lance une concertation sur la déclinaison nationale de la future Pac


AFP le 11/10/2019 à 09:30
Didier Guillaume a ouvert une concertation élargie sur l'élaboration du futur Plan stratégique national, mis en œuvre dans la prochaine Politique agricole commune.(©Cheick Saidou / agriculture.gouv.fr)

Didier Guillaume a ouvert une concertation élargie sur l'élaboration du futur Plan stratégique national, mis en œuvre dans la prochaine Politique agricole commune.(©Cheick Saidou / agriculture.gouv.fr)

Le ministre de l'agriculture Didier Guillaume a lancé jeudi la concertation sur l'élaboration de la déclinaison nationale de la future politique d'aides européennes à destination du monde agricole (Pac), a annoncé le ministère dans un communiqué.

Didier Guillaume a ainsi lancé les discussions en vue de la politique agricole commune pour la période 2021-2027. Ce plan doit être achevé fin 2020, « en vue de sa transmission pour validation par la Commission européenne en début d’année 2021 », indique le ministère.

Avant cela, la concertation se déroulera en deux phases : jusqu’à fin 2019, l’État, les régions et les parties prenantes élaboreront un « diagnostic partagé », décrivant l’état du secteur agricole et agroalimentaire et du secteur forestier « et les besoins identifiés en matière d’accompagnement de la Pac ».

Ensuite, au premier semestre 2020, une deuxième phase se concentrera sur le choix des priorités d’action, la sélection des mesures et leurs modalités, les ressources financières allouées, et les niveaux d’ambition attendus en matière de résultats pour la durée de la prochaine Pac. La concertation lors de cette seconde phase, prendra la forme, d’une part, d’un débat public mené par la Commission nationale du débat public (CNDP) et d’autre part, de réunions de concertation régulières avec l’ensemble des parties intéressées. Parmi elles, les organisations professionnelles, les syndicats de salariés, mais aussi des organisations de protection de l’environnement et du bien-être animal, et des représentants des consommateurs.

Didier Guillaume a souligné que « l’État et les Régions copiloteraient » la préparation de ce plan « au titre de leurs responsabilités respectives dans la future programmation ». Le ministre a indiqué que lors du prochain Conseil des ministres de l’agriculture de l’UE, « la France et seize autres États membres déposeraient une déclaration en faveur du maintien du financement de la Pac à son niveau actuel ». Didier Guillaume a indiqué ces derniers mois que la France n’accepterait pas que le budget de la Pac baisse davantage que le montant du retrait de l’Union européenne des Britanniques.

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