Gouvernement Castex

Joël Giraud, le nouveau secrétaire d’État à la ruralité


TNC le 28/07/2020 à 13:08
Joël Giraud, député des Hautes-Alpes, lors d'une intervention en visio sur son blog pendant le confinement sanitaire. (©TNC)

Joël Giraud, député des Hautes-Alpes, lors d'une intervention en visio sur son blog pendant le confinement sanitaire. (©TNC)

Après l’arrivée de Julien Denormandie au ministère de l’agriculture, remplaçant Didier Guillaume, Joël Giraud, député des Hautes-Alpes, a été nommé par l’Élysée au – nouveau – poste de secrétaire d’Etat chargé de la ruralité auprès de la ministre de la cohésion des territoires.

Parmi les 11 secrétaires d’État nommés par l’Élysée et qui viennent compléter la liste des membres du premier gouvernement de Jean Castex, le député des Hautes-Alpes Joël Giraud s’est vu attribuer le poste de secrétaire d’État chargé de la ruralité auprès de la ministre de la cohésion des territoires Jacqueline Gourault.

Avec Jean Castex à la tête de son gouvernement, Emmanuel Macron déterre ce poste de secrétaire d’État qui n’était plus pourvu depuis 16 ans ! Sous le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et la présidence de Jacques Chirac, entre mars 2004 et mai 2005, Nicolas Forissier était secrétaire d’État aux affaires rurales.

Joël Giraud est député des Hautes-Alpes depuis 2002, d’abord sous l’étiquette socialiste puis, depuis 2017, sous la bannière LREM. Membre de la commission des finances, il était, jusqu’en janvier 2020, rapporteur général du budget de l’Assemblée nationale.

« Face à l’agribashing, réconcilier agriculture et société »

La veille d’être nommé à la ruralité, Joël Giraud a signé, avec 35 autres députés de la majorité, une tribune dans Le journal du Dimanche, pour s’ériger contre l’agribashing et soutenir les éleveurs français.

« Quelles sont les raisons qui poussent certains au dénigrement permanent de nos éleveurs et qui osent proférer des comparaisons avec les périodes les plus sombres de l’histoire de l’humanité, aussi calomnieuses qu’insultantes ? », s’interrogent-ils. « Les conditions sont réunies pour travailler ensemble collectivement et en bonne intelligence, car pour atteindre ces objectifs, un seul mot doit nous guider… l’entente. »

Selon lui et ses homologues députés, « il est indispensable de supporter et appliquer les plans de filières et de coordonner la recherche et le développement, (…) de maintenir les moyens des chambres d’agriculture pour qu’elles accompagnent les professionnels, (…) d’attirer et de former une nouvelle génération vers les métiers agricoles. »

La FNSEA s’est félicitée, dans un communiqué, de la « création d’un secrétariat chargé de la ruralité ». Selon le syndicat, cette nomination doit « donner plus de corps à l’action publique ». « En juillet 2019, cinq élus territoriaux remettait un travail conséquent à Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, « Ruralités : une ambition à partager », qui a débouché sur les 173 mesures de l’Agenda rural présentées par le gouvernement dans la foulée. Mais beaucoup restent à concrétiser ! »

« Au travail ! », commente de son côté, l’AMRF, l’association des maires ruraux de France. « Il est désormais temps d’accélérer les mesures de l’Agenda rural, annoncées il y a bientôt un an par le Premier ministre Édouard Philippe à Eppe-Sauvage. Les habitants du monde rural ne peuvent plus attendre les calendes grecques pour voir émerger des solutions concrètes à leurs problèmes de la vie quotidienne (mesures sur la santé, la mobilité, le numérique, l’emploi, la culture, etc.).  »

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