« J’ai acheté mon tracteur de tête en leasing pour être réparé rapidement »


TNC le 30/07/2026 à 05:00
GauthierLefevre

Pour préparer le sol avant les semis d'endives, Gauthier Lefevre est équipé d'outils du constructeur Religieux Frères. (© Arthur Boullenger)

Dans le cadre de notre série « Matériel, charges, prix… Les agris parlent machinisme », retrouvons le témoignage de Gauthier Lefèvre, 30 ans, endivier depuis juin 2018 à Douchy (Aisne) (80 ha de racines d’endive, 25 ha de pommes de terre, 10 ha d’oignons, 13 ha de betteraves et 70 ha de blé).

« Pour la partie traction, j’ai cinq tracteurs au total. Un New Holland T7.270, un T7.195S ainsi qu’un John Deere 6140M et un 6150M en propriété, achetés neuf, qui font environ 500 heures par an. Depuis cette année, j’ai pris un John Deere 6R185 en leasing, pour qu’il passe en tracteur de tête et pour et que le concessionnaire puisse intervenir rapidement et pas trop cher.

Pour la partie outils du sol, j’ai un déchaumeur à dents Lemken Karat en 3m50, un déchaumeur à disques Kubota 5 m et une charrue Pottinger 5 fers. Pour les semis d’endives, il faut avoir une bonne préparation avant. J’ai donc un vibroculteur en 5 m, un Condor en 4 m traîné, et un tasse-avant Tapir en 4 m, tout cela chez Religieux Frères. J’ai aussi un autre tasse-avant, un Lemken VarioPack en 3,5 m, sur un autre tracteur.

Pour la pomme de terre, j’ai une fraise Baselier de 3,6 m. La plantation est réalisée par mon voisin pour éviter d’investir dans une planteuse, ce qui ne serait pas rentable. C’est aussi l’un de mes meilleurs amis !

« Un YouTubeur sur l’exploitation, c’était une bonne expérience »

Pour les semis, j’ai un semoir Horsch Versa KR en 3,5 m et pour les semis d’endives, un Monosem MS Electron en 18 rangs. Je l’ai eu en avant-première l’année dernière chez Godefroy Équipement, la concession la plus proche de chez moi. Le deal, c’était d’accepter qu’un YouTubeur vienne le filmer en action sur l’exploitation. C’était une bonne expérience.

La pulvérisation se fait avec un Evrard Méteor en 36 m avec une cuve 4 200 l avec la coupure de tronçons automatique et l’essieu directeur. Je l’ai acheté à un ami, c’était une bonne occasion. J’ai une bineuse à endive Agronomic en 18 rangs, c’est un ami qui dirige ce constructeur.

Les déchets produits par l’endiverie sont épandus dans les champs grâce à un épandeur à fumier La Campagne. L’épandage d’engrais se fait avec un Amazone ZA-TS 3200 en 36 m. La récolte d’endive se fait avec une arracheuse Pouchain de 2007 en 9 rangs et une Grimme SV 270 en 2 rangs pour les pommes de terre, toutes les deux achetées d’occasion. Je n’ai pas assez de surface pour en acheter des neuves. Mais je voulais en être propriétaire pour avoir un bon débit de chantier.

« En leasing, l’argent n’est pas placé »

Les transports se font avec trois bennes, toutes acquises neuves : une Delaplace 16 t, une Delaplace 21 t avec le fond en aluminium pour que la marchandise glisse mieux et une La Littorale 18 t. Pour bouger de la terre ou de la ferraille, j’ai deux vieilles bennes 10 et 14 t. J’ai une vieille Ropa Tiger V8-4 qui a été transformée pour le transport lors des chantiers humides comme débardeuse d’endives dans le champ.

Pour la manutention, j’ai deux télescopiques, un JCB et un Claas Scorpion, que j’ai eus en leasing et que j’ai achetés depuis car j’en étais satisfait. Le système de leasing est pratique mais l’inconvénient, c’est que l’argent n’est pas placé. »