Dordogne

Des truffes plus chères à l’ouverture du premier marché en Périgord


AFP le 25/11/2019 à 14:48

Près de 16 kilogrammes de truffes ont été vendus lundi au marché de Sainte-Alvère, premier marché contrôlé de la saison en Dordogne, a annoncé une des commissaires du marché qui a constaté une hausse des prix due à des quantités limitées, conséquence d'une météo peu favorable.

« Nous étions très pessimistes avant l’ouverture du marché, les premiers retours des truffiers ne laissaient rien présager de bon mais finalement nous avons été surpris, il y a quand même eu quelques belles truffes de catégorie 1 (11 kilos au total environ, NDLR) », a expliqué à l’AFP Marie-France Ghouti, responsable du marché de Saint-Alvère. « Nous ne nous attendons pas à une très bonne année mais il y aura de la truffe quand même », a ajouté Marie-France Ghouti. « Ce ne sera pas si mauvais que ça, surtout au vu des conditions météorologiques, avec la sècheresse en été et une pluviométrie excessive en automne, qui a fait pourrir les truffes de surface ».

Elle a toutefois regretté une quantité assez importante de « rejets » -3 kilos de truffes apportées ont été jugées non commercialisables- et noté un certain « manque de maturité » des produits. Cette quantité plutôt limitée (15,633 kilos vendus), après deux « grosses » ouvertures ces deux dernières années (23 kilos en 2018 et surtout plus de 50 kilos en 2017), ont entraîné une hausse des prix.

Les plus belles truffes, celles de premières catégories, ont atteint les 700 euros le kilo (contre 600 l’an dernier), celles de deuxième catégorie les 550 euros le kilo (contre 400 l’an dernier). Le marché aux truffes de Sainte-Alvère, petit village entre Périgueux et Bergerac, est né en 1987 de la volonté du maire de l’époque et d’un groupement de trufficulteurs à la recherche de nouveaux débouchés. Il se tient tous les lundis à 10h00 jusqu’à fin février. Les « diamants noirs », prisés des gastronomes et restaurateurs, y sont soigneusement grattés, frottés, triés par catégorie et pesés par les commissaires bénévoles chargés d’en contrôler la qualité.