Des fruits et légumes plus petits à cause de la canicule
AFP le 27/08/2026 à 07:00
Les consommateurs vont devoir s'habituer à des fruits et légumes plus petits dans les rayons des supermarchés en raison de la canicule et de la sécheresse, qui ont fait souffrir l'agriculture cet été, ont prévenu mercredi les patrons de Coopérative U et Carrefour.
« Les fruits et légumes arrivent dans des calibres et des tailles beaucoup plus petits et leurs prix ont augmenté de 13 %, en moyenne, cet été », a expliqué Dominique Schelcher, le PDG de Coopérative U, dans un entretien au journal le Parisien.
« Pour les pommes de terre, ça pourrait être catastrophique, il faut s’attendre à ce que les frites soient bien plus petites », ajoute-t-il.
Le patron a indiqué que son groupe avait donc assoupli ses cahiers des charges « en acceptant des calibres plus petits, des fruits et légumes moches qui avant, étaient mis au rebut ». « Je lance aux consommateurs un appel à la compréhension et à la solidarité.
Les produits sont peut-être moins jolis que d’habitude, mais achetez-les quand même, vous soutiendrez ainsi les agriculteurs français. Nous sommes entrés dans un monde de la rareté, il n’y aura pas des quantités tout le temps sur tout », estime-t-il.
Plus tôt mercredi, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, avait fait le même bilan, évoquant sur RTL « des fruits et légumes « moches » on va dire, ou plus petits. ». « On a bien compris qu’il va falloir s’y habituer », a-t-il expliqué.
L’agriculture paye un lourd tribut aux canicules et à la sécheresse qui ont frappé le pays cet été, avec encore des incertitudes sur les conséquences en termes de coûts de production ou de prix.
Les producteurs de pomme de terre prévoient une récolte en repli de 23 % sur un an, avec le plus faible rendement depuis plus de 30 ans, pour une perte d’au moins 400 millions d’euros. Ceux de betterave sucrière évoquent une production à – 20 % par rapport à la moyenne quinquennale.
Néanmoins, Dominique Schelcher soutient que « les prix devraient rester globalement stables. Si certains augmentent sur les fruits et légumes, d’autres baissent fortement sur l’hygiène, la droguerie, la parfumerie et les produits d’entretien ».