Pomme de terre : le CNIPT appelle l’aval à adapter ses stratégies au contexte


TNC le 26/08/2026 à 17:00
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La sécheresse va nettement impacter les rendements en pommes de terre. (© Adobe Stock)

Avec des surfaces, et probablement des rendements, en net recul par rapport à la campagne précédente, l’interprofession de la pomme de terre alerte les opérateurs sur la nécessité de modifier les relations commerciales pour tenir compte de ces nouvelles réalités.

« Il est urgent de changer de regard sur le marché », alerte le Comité interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT), après un été marqué par la sécheresse et les canicules. Car à la baisse de 10 % des surfaces emblavées s’ajoutent aujourd’hui les conséquences de ces aléas climatiques sur la production à venir.

Le manque de pluie « accroît le risque de désordres physiologiques sur les tubercules, affecte fortement le potentiel de rendement ainsi que les calibres de la récolte. Les prélèvements en parcelles réalisés par la filière montrent pour le moment, à date identique, des rendements en recul de plus de 6 t/ha par rapport à la moyenne pluri-annuelle et de plus de 8 t/ha par rapport à 2025 », indique l’interprofession.

Un équilibre du marché à l’opposé de celui de 2025-2026

Dans ce contexte, « il est purement inconcevable de continuer à raisonner avec les niveaux de disponibilité ou les références de prix observés lors de la campagne précédente », insiste le CNIPT qui incite les acteurs de l’aval à se baser sur les équilibres du moment, notamment pour les opérations promotionnelles prévues.

En parallèle, l’interprofession juge nécessaire d’adapter les cahiers des charges, par exemple sur les calibres, afin de valoriser toutes les pommes de terre sur le marché. Elle publie en ce sens un guide d’interprétation de l’arrêté de commercialisation des pommes de terre, et appelle l’ensemble des enseignes à prendre en compte le nouveau contexte de marché. Dans un communiqué du 18 août, la FCD (Fédération du commerce et de la distribution) a de son côté déjà promis « d’adapter les pratiques aux réalités du terrain » tout en priorisant l’origine France.