Bruxelles adopte son plan pour un élevage européen « solide et résilient »
TNC le 08/07/2026 à 15:52
Afin d’accompagner l’élevage face aux défis croissants du manque de rentabilité, des maladies émergentes et des épidémies récurrentes, ou encore de l’augmentation des charges, la Commission européenne a élaboré une stratégie déclinée en plusieurs axes pour assurer la durabilité du secteur.
Dans le cadre de sa vision pour l’agriculture et l’alimentation, la Commission européenne a adopté le 7 juillet une stratégie pour l’élevage, articulée autour de cinq enjeux. Le premier, la résilience, s’impose face aux multiples crises climatiques et sanitaires qui ne cessent de secouer le secteur. Le texte entend notamment renforcer les outils de gestion des risques et mettre en place « un nouveau régime d’assurance et de réassurance ».
Compétitivité
Afin de renforcer la compétitivité des élevages européens, Bruxelles prévoit également de faciliter l’accès aux financements en faveur de la transition, mais surtout de garantir un revenu équitable aux éleveurs.
Pour y parvenir, la Commission souhaite imposer la réciprocité des normes notamment dans les traités de libre-échange, et s’efforcer d’« harmoniser davantage les normes de production, en particulier en matière de bien-être animal, conformément aux obligations de l’Organisation mondiale du commerce ».
Durabilité et adaptabilité
L’Union européenne compte également mettre en place des mesures révisées pour le bien-être animal, ainsi que des méthodes « harmonisées » pour le calcul des émissions du bétail, des pratiques d’atténuation du changement climatique, la gestion des nutriments et la circulation durable des ressources.
La stratégie prend aussi en considération la diversité des territoires et des formes d’élevage, dont la durabilité est essentielle pour les avantages économiques, environnementaux et sociaux qu’elles apportent. Outre une feuille de route destinée à développer les abattoirs mobiles, la Commission va élaborer avec les États membres un plan « visant à ramener une production animale durable dans les régions vulnérables, en particulier celles exposées au risque d’abandon, avec le soutien d’un observatoire des terres et des politiques démographiques de l’UE ».
Enfin, Bruxelles souhaite renforcer l’étiquetage de l’origine de l’UE et la reconnaissance de la qualité.
Cette stratégie est complétée par un plan d’action pour les protéines, qui vise à réduire les dépendances. « En 2025, seuls 25 % des protéines provenant des oléagineux et des protéagineux provenaient de l’UE. Le plan vise à porter cette part à 35 % d’ici à 2035 », explique la Commission.
Today, we act for EU agriculture.
2 strategies. 1 objective 👉stronger European food security
🐄Livestock Strategy
🫛 Protein PlanFor the 1st time, a single vision across the whole value chain.
↙️dependency
➕ resilience
➕ opportunities for farmershttps://t.co/bQiEjfD98Upic.twitter.com/SPP6gyGmsH— Christophe Hansen (@CHansenEU) July 7, 2026