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Chiffres de l'installation en 2019

Baisse des installations mais fort taux de maintien dans l’activité


TNC le 05/01/2021 à 06:02
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Si les installations de jeunes sont en baisse de 4,4 % en 2019, le maintien dans l’activité agricole reste fort six ans après l’installation, avec un taux à 80 %, indiquent les dernières statistiques publiées par la MSA.

Un peu plus de 13 400 chefs d’exploitation se sont installés en 2019, d’après les derniers chiffres publiés fin décembre par la MSA. La catégorie des jeunes installés (moins de 40 ans), qui représente 68,3 % des installations (9 155 personnes) est en baisse de 4,4 %.

La superficie moyenne par jeune installé est également en baisse tendancielle depuis 2017, atteignant 35 ha en 2019 (contre 35,6 en 2018). Les femmes représentent 30,5 % de ces nouveaux installés.

Près d’un tiers d’installations tardives

Les installations tardives qui ne résultent pas d’un transfert entre époux (3 501 personnes) sont en légère hausse, à + 0,8 % et représentent 26,1 % des installations. Les transferts entre époux concernent 750 personnes, avec un net recul (- 14,1 %) par rapport à l’année précédente. Ces installations ne représentent que 5,6 % du total. Les femmes en sont, de très loin, les principales bénéficiaires (89,1 % en 2019).

La forme sociétaire majoritaire chez les plus jeunes

55,2 % des jeunes installés en 2019 ont choisi de le faire sous forme sociétaire, avec une prédilection croissante pour les Gaec (25,6 %) et les EARL (17,6 %).

Le transfert entre époux se réalise quant à lui majoritairement sous une forme juridique en nom personnel (81,1 % des installations). Enfin, la forme sociétaire est légèrement minoritaire chez les autres installés tardifs, avec 44,9 % des installations.

80 % toujours en activité après six ans

Le taux de maintien dans l’activité agricole six ans après l’installation atteint 80 %, et monte à 87,6 % chez les jeunes installés. Le taux de maintien est logiquement plus faible pour les installés de plus de 40 ans (68,7 %), puisque les départs à la retraite sont inclus dans les arrêts.

Enfin, ce taux de maintien varie en fonction de l’orientation économique de l’exploitation : les marais salants arrivent en tête, avec 100 % des jeunes installés de 2013 toujours en activité en 2019. Viennent ensuite, dans l’ordre décroissant du taux de maintien, les éleveurs porcins (95,3 %), les éleveurs bovins-viande (94,5 %), les éleveurs bovins-mixte (93,3 %), les éleveurs bovins-lait (92,6 %), les agriculteurs pratiquant la polyculture ou le poly-élevage (92,2 %), les arboriculteurs fruitiers (91,1 %), les exploitants en grandes cultures (90,7 %), les viticulteurs (90,3 %), les éleveurs ovins et caprins (88,0 %), les autres cultures spécialisées (80,5 %) et les éleveurs de volailles et de lapins (79,8 %).