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Installés depuis peu, ces jeunes agriculteurs se lancent dans la méthanisation


TNC le 04/10/2021 à 15:53

Pourquoi Benjamin Smée, Paul Vanhaecke, Quentin Thibaut et sa conjointe Marie Buissets, se sont-ils engagés dans un projet de méthanisation peu de temps après leur installation ? Pour la même raison, sans doute, que Grégoire Omont, installé lui depuis 11 ans... la diversification de leurs activités et de leurs revenus.

Benjamin Smée et Paul Vanhaecke, deux jeunes exploitants agricoles du Nord, se sont associés à deux éleveurs pour monter une unité de méthanisation. Leur objectif : se diversifier. « Nous avons un contrat de production de gaz de 15 ans. En agriculture, on n’est pas habitué à une telle visibilité ! », souligne Paul. Autre « gros point positif » selon lui : « mener un projet à quatre mais en autonomie. » Les travaux ont commencé au printemps dernier, à Bourbourg à une quinzaine de kilomètres de Dunkerque, pour une mise en route prévue début 2022.

Un contrat de production de gaz de 15 ans : en agriculture, on n’est pas habitué à une telle visibilité !

Avec l’agriPure® 315, la SAS Flandre Biogaz table sur une injection de 315 Nm3/h. Les intrants : les effluents des deux élevages et des Cive. Pour les jeunes agriculteurs, il était important d’avoir « un chantier clé en main », « pour ne pas avoir à le gérer nous-mêmes vu son ampleur », précisent-ils. Parmi les éléments essentiels à leurs yeux également : la simplicité du process et de la maintenance, l’incorporation directe, un coût de fonctionnement pas trop élevé et les économies d’énergie permises.

Conforter son installation et se diversifier

C’est pour conforter son installation et développer son exploitation agricole que Quentin Thibaut s’est tourné vers la méthanisation. Avec sa conjointe, Marie Buisset, il voulait « un process et une maintenance simple » car « ce n’est pas notre métier à la base », insiste-t-il. Alors Quentin et Marie ont trouvé plus « rassurant » de se former et de visiter des méthaniseurs. Et qu’il y en ait plusieurs du même fournisseur aux alentours.

« On se sent moins seuls, on peut échanger avec d’autres agriculteurs qui en sont au même point que nous », appuie la jeune femme. « Il faut avoir confiance dans l’entreprise, on construit ensemble un énorme projet. Pour moi, c’est mon deuxième bébé de l’année », ajoute-t-elle. Depuis janvier 2021, l’Indi de la SARL Anjou Bio Énergie, à Ailly-sur-Somme, produit 250 kWel en cogénération.

C’est mon 2e bébé de l’année !

Quant à Grégoire Omont, installé depuis 11 ans dans l’Oise (céréales et lin textile), il a aussi choisi la méthanisation pour « diversifier ses revenus », explique-t-il. Les associés de la SAS Chemin du roi, à Saint-Crépin-Ibouvillers, cultivent 1 200 ha à eux trois et disposent d’un plan d’épandage de près de 2 000 ha. L’unité, dont le gros œuvre et le coulage des bétons ont débuté en mai 2021, devrait fournir 400 Nm3/h. « On a vu pas mal de méthaniseurs. Le procédé, et sa gestion au quotidien tout aussi facile, nous ont plu. »