Lait de montagne

Tous les maillons de la filière laitière mobilisés derrière le lait de montagne


TNC le 05/10/2021 à 18:26

Face au décrochage de la filière laitière en zone de montagne, l'interprofession et l'ensemble des acteurs laitiers travaillent en collaboration avec les politiques locaux pour revaloriser le lait de montagne.

Deux ans après avoir tiré la sonnette d’alarme, l’interprofession laitière renouvelle sa conférence dédiée au lait de montagne au Sommet de l’élevage, avec des axes concrets dans un objectif de pérenniser la filière.

Un décrochage de la filière laitière en montagne

« Trois milliards de litres de lait sont produits en zone de montagne, dont un milliard seulement sous signe de qualité. Le reste part en filière conventionnelle », rappelle Damien Lacombe, vice-président du Cniel. « Pour autant, les coûts de production sont 27 % supérieurs par rapport à la zone de plaine », d’où l’urgence de revaloriser la production laitière de montagne hors AOP.

Jean-Pierre Vigier, député LR de Haute-Loire et vice-président de l’Anem (association nationale des élus de montagne) a participé au lancement d’une mission d’information parlementaire sur le sujet. Il réaffirme son engagement : « L’élevage est une activité essentielle : elle joue un rôle sur l’attractivité et l’aménagement du territoire. Elle reste pour autant très fragile à cause de cette concurrence impossible à tenir face aux zones de plaines. Le nombre d’exploitations laitières en montagne tend à diminuer. »

Communiquer et revaloriser le lait de montagne

De nombreuses auditions ont été menées auprès des acteurs concernés, sur chaque maillon de la chaîne (à noter que l’activité est à l’origine de 65 000 emplois directs et indirects). Elles ont permis d’établir les trois axes majeurs de travail :

  • La compétitivité : cela passe par l’adoption d’un cadre réglementaire et fiscal dédié aux territoires de montagne, ainsi que des aides spécifiques.
  • L’attractivité des métiers (amont et aval) : couverture numérique, formation, accompagnement pour l’installation et la transmission dans le viseur.
  • La valorisation : avec des campagnes de communication et la création d’une marque pour garantir une plus juste rémunération des producteurs.

Le vice président du Cniel assure que tous les maillons sont prêts à jouer le collectif dans ce projet à long terme en faveur de l’avenir de la filière. Le rapport établi sera d’ailleurs remis au ministre de l’agriculture à la fin du mois d’octobre. Les acteurs espèrent une mobilisation des pouvoirs publics et se donnent rendez-vous l’année prochaine pour faire un point sur les avancées pour le lait de montagne.