Fourrage

Pâturer des céréales en fin d’hiver et les récolter ensuite


TNC le 13/01/2020 à 10:27
En faisant pâturer un blé au stade de début montaison, on perd en moyenne 19 % de rendement en grain à la récolte suivante. (©TNC)

En faisant pâturer un blé au stade de début montaison, on perd en moyenne 19 % de rendement en grain à la récolte suivante. (©TNC)

Il est possible de faire pâturer une céréale de type avoine, seigle ou triticale sans trop pénaliser le rendement grain ou ensilage ensuite. D'après les essais, un pâturage au stade début montaison est le moins pénalisant. Cette technique permet également d'allonger la période de pâturage au cours de l'année et ainsi diminuer le recours aux stocks.

Peut-on faire pâturer des céréales (blé, triticale, avoine, seigle) sans trop pénaliser leur rendement à la récolte ensuite ? Oui. Cette pratique assez répandue en élevage ovin peut tout à fait se mettre en place en bovin lait et viande également.

Faire pâturer des céréales en début de montaison

Selon des essais menés entre 2009 et 2010 dans la Vienne (Emile et al.), la condition de réussite est de le faire précocement, c’est à dire en début montaison. À ce stade, on assure une bonne qualité de fourrage (19,6 % de MAT pour un triticale et 21,6 % pour un blé) tout en pénalisant la récolte suivante au minimum (- 11 % de rendement grain en triticale contre 19 % en blé).

Si un pâturage tardif assure une plus grosse quantité de biomasse, il sanctionne nettement les repousses et le rendement grain ensuite (jusqu’à – 80 %). En effet, le pâturage sur une céréale en fin de montaison sectionne les épis, et doit être réservé qu’à des situations d’urgence en termes de pénurie de fourrage.

Dans la pratique, le pâturage de céréales se fait au fil. Il peut aussi être mis en place dans le cas d’une implantation de prairie sous couverts de céréales.

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