TIEA

Les étudiants se préparent à la nouvelle formule du trophée des lycées


TNC le 01/03/2021 à 06:09

Changement de nom, changement d'épreuves, annulation du salon, concours virtuel : que de changements cette année pour le traditionnel trophée des lycées agricoles. Pour autant, les étudiants n'en sont pas moins motivés. Rencontre avec « Les vachement normands » du lycée Le Robillard dans le Calvados.

Le trophée national des lycées agricoles change de nom et devient TIEA : trophée international de l’enseignement agricole. L’objectif : donner une plus grande dimension au concours qui ne se limite plus aux lycées de l’Hexagone. Et ce n’est pas le seul changement : avec l’annulation du salon de l’agriculture, il a fallu revoir les épreuves. Cette année, il n’y en aura plus que deux au lieu des quatre habituelles et elles se dérouleront en distanciel.

« Les vachement normands » du lycée Le Robillard

« Aller au salon, monter sur le ring, c’était un rêve ! Malheureusement, on n’ira pas. Nous ne connaitrons pas ce moment de stress, toute cette ambiance folle », raconte peinée Adèle Van Doorslaer étudiante en première année de BTSA productions animales au lycée agricole Le Robillard dans le Calvados.

Bonjour à tous! Aujourd'hui on vous présente notre école: L'EPLEFPA Le Robillard (Etablissement Public Local d'…

Publiée par Les Vachement Normands sur Jeudi 29 octobre 2020

Pour autant, la jeune fille et ses camarades ne se démotivent pas. Ils sont six, plus deux remplaçants à se préparer aux épreuves du TIEA. Au programme : la rédaction d’un article de presse et la traditionnelle épreuve de manipulation d’un bovin. Au final, c’est toute la classe qui participe puisque le concours fait partie intégrante du programme. « Il agit comme fil conducteur tout au long de l’année et nous y greffons plusieurs matières », explique Pierre Champeyrol enseignant du lycée.

Un premier pas vers le monde professionnel.

Hey ! 😄 Nous avons réalisé cet organigramme pour que vous puissiez mieux comprendre notre…

Publiée par Les Vachement Normands sur Samedi 28 novembre 2020

Les étudiants ont alors eu pour mission de créer leur propre entreprise : Les vachement normands. « C’est une entreprise fictive mais qui a tout de même le statut d’association qu’il faut gérer, poursuit l’enseignant. Après avoir passé des entretiens d’embauche, ils ont constitué la hiérarchie de l’entreprise et chaque étudiant tient un rôle. De la direction à l’administration, en passant par le service communication ou encore logistique. Ils réalisent des actions dans l’établissement comme la vente de viennoiseries ou de sweatshirts. Ils démarchent également des sponsors et s’occupent de promouvoir leur petite entreprise. Pour certains, c’est un premier pas vers le monde professionnel ; ça les oblige à voir plus loin que leur classe et leurs camarades. »

Des étudiants chinois préparent aussi le concours

Les jeunes normands sont en pleine préparation des épreuves, qui doivent être rendues pour le 19 mars. « Notre article est quasiment écrit, et on continue à manipuler Mareine notre vache Normande pour l’épreuve de présentation. » Et Adèle confie : « Ça n’a pas été de tout repos pour dresser cette vache de 5 ans. On y a passé beaucoup d’heure mais ça en valait la peine ! »

Hey ! L'équipe travaille à fond avec Mareine 🐮 Ils sont beaux non ? 😄 Bon dimanche a tous !

Publiée par Les Vachement Normands sur Dimanche 24 janvier 2021

Et ils ne sont pas seuls puisqu’ils communiquent avec d’autres étudiants… à plus de 8 000 km de là ! En effet, pour la deuxième année Le Robillard est en partenariat avec un établissement chinois dont six étudiants préparent eux aussi le TIEA. « S’ils n’ont pas pu venir à Paris l’an dernier à cause de la crise sanitaire, ils renouvellent leur participation au concours, tout en maintenant les échanges avec nous. Les étudiants se donnent régulièrement rendez-vous en visioconférence et discutent via les réseaux sociaux », raconte l’enseignant.

Une véritable opportunité pour ces jeunes gens qui le reconnaissent : « C’était un peu intimidant au départ mais c’est finalement super de pouvoir échanger avec des étudiants étrangers. Et puis ça nous force à parler anglais, donc c’est tout bénéfique ! » Pour Pierre Champeyrol, c’est une grande richesse des deux côtés : « Ces échanges améliorent l’ouverture d’esprit chez nos jeunes. Et c’est tout aussi important pour la délégation chinoise, fière de collaborer avec un pays possédant une telle agriculture. »

Bonjour à tous !!😁 Aujourd’hui, nous vous présentons Mareine !!🐄

Publiée par Les Vachement Normands sur Mercredi 6 janvier 2021