Témoignages d'éleveurs

Dans l’Ain, ils ont amélioré leur autonomie grâce au méteil


TNC le 24/08/2022 à 14:00
fiches_didier-pertant

« En bio le souci c'est l'autonomie et l'achat de protéine car elle est très chère », confie Didier Pertant (01) (©Réseau Dephy)

Dans l'Ain, Didier Pertant et Joris Deville, éleveurs laitiers, estiment avoir consolidé et sécurisé leurs systèmes grâce à la production de méteil. Ils témoignent au travers du groupe Dephy.

Ils sont tous les deux éleveurs laitiers dans l’Ain, mais sur des systèmes différents : en élevage laitier bio pour Didier Pertant et sur la ferme du lycée agricole de Bourg-en-Bresse en conventionnel pour Joris Deville. Leur point commun ? Ils ont amélioré l’autonomie alimentaire de leurs fermes grâce au méteil.

Chez Didier Pertant en bio

À Viriat, Didier Pertant élève 55 vaches laitières à 6 500 kg de moyenne, en agriculture biologique, sur 100 ha de SAU majoritairement en prairies. « On cultive 16 ha de céréales dont la moitié en méteil et l’autre moitié en mélange de céréales. L’avantage c’est principalement la production de protéines, mais aussi la couverture du sol. »

L’éleveur a opté pour deux types de méteil grain :

– mélange de céréales + pois fourrager, à raison de : 40 kg de blé, 30 kg d’avoine, 40 kg de seigle, 40 kg de triticale et 20 kg de pois fourrager ;

-orge + pois protéagineux.

« On fait entre 25 q pour les moins bonnes années, à 40 q/ha (plutôt 30-35 q de moyenne). C’est un rendement qui peut paraitre faible, surtout chez mes collègues en conventionnel, mais c’est une culture qui demande peu de dépense. On ne fait rien à part le semis. »

Sur la ferme du lycée agricole des Sardières

Avec 150 ha de SAU, un atelier vaches laitières et deux ateliers volailles de chair, la ferme du lycée agricole vise l’autonomie alimentaire. Joris Deville explique : « La surface est répartie en trois cultures principales : l’herbe, le maïs (récolté en ensilage) et des céréales conduites principalement en méteils. Ces derniers nous apportent un aliment riche en protéines (autour de 16-18 %) avec beaucoup d’intérêts agronomiques car conduits en zéro phyto. »